Ihid., VIII
extrême besoin, le brahmane ne peut accepter d'aliments d'un soûdra; il ne doit jamais en recevoir de présents. Le soûdra doit s'efforcer de trouver un emploi au semce des classes supérieures. S'il n'y parvient pas, il lui est permis de [èe louer comme manœuvre, charpentier, maçon, etc. ; il lui faut se nourrir des restes de ses maîtres et se vêtir de leurs vieux habits*. Le maître le peut châtier avec une corde ou une tige de bambou, à la condition cependant de ne frapper que sur la partie postérieure du corps. Il est vrai que la même liberté est laissée au brahmane, chef de famille, vis-à-vis de sa femme, de son fils, de son élève, de son frère puîné et de même lit*.
J'arrête ici ma description sociologique de l'Inde. Si courte qu'elle soit, elle résume des volumes et suffit, je crois, pour donner une idée de l'insolente et sauvage tyrannie que peut faire peser sur un peuple le despotisme d'un roi barbare exagéré par l'outrecuidance cléricale. — Pour terminer ce chapitre, il me reste à parler des Perses et des Mèdes, qui nous fourniront aussi quelques précieux renseignements.