‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 278 sur 538 · Ibid,, ni · texte numérisé non relu

Ibid,, ni

DANS L'INBE ET LA PERSE. à71

mort pour un crime, s'attacher lui-même la corde au cou^ A ses yeux, son action criminelle n'était rien auprès de la souillure qu'il aurait contractée en se laissant toucher par des mains impures ^ Cette éthique cléricale veut que tuer un soûdra ne soit qu'une peccadille , mais que donner la mort à un bœuf, à une vache ou à un buffle soit un crime capital^.

Immédiatement au-dessous de la caste brahmanique se trouve la caste militaire, celle des kchalriyas, fort respectable encore, puisqu'elle est issue de la poitrine de Brâhma. Le roi appartient à la caste militaire; il y choisit ses généraux et ses ministres ordinaires. Le kchatriya reçoit le sacrement de l'initiation; son devoir primordial est de protéger justement tout ce qui est soumis à son pouvoir*. Il doit défendre le peuple, faire l'aumône, célébrer les sacrifices, lire les Védas. Les aumônes, les sacrifices, la lecture des Yédas sont aussi ordonnés au vaiçyas; leur devoir est de connaître l'élevage des troupeaux, l'agriculture, les divers dialectes et tout ce qui est relatif au commerce. — Pour l'homme de la quatrième classe, le soûdra, l'abjection est obligatoire; l'état de servitude lui est essentiel;* l'affranchissement même ne saurait l'en faire sortir \ Il ne doit pas amasser des métaux précieux au delà d'une certaine somme c de peur, dit Manou, qu'il ne fasse de la peine aux brahmanes j>. Lire les Védas, même des yeux, en présence d'un soûdra, est interdit aux brahmanes; lui enseigner la loi, la manière d'expier, ses péchés, c'est, pour un brahmane, un crime qui entraine la damnation. A moins d'être dans un

1. Russel Killough, 5eùe mille Lieues à travers VAsie, etc., 11,339.

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