‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 327 sur 538 · id · texte numérisé non relu

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5. F. de Coulanges, Cité antique, 220. — Schœmann, loc» cî(., 463.

chargés des relations avec les autres cités, de la police des villes et spécialement de tout ce qui concernait Tarmée. On les élisait, chaque année. Ils étaient au nombre de dix ù cause des dix tribus et, pour la même raison, étaient assistés par dix taxiarques, commandant aux dix tribus et faisant dresser annuellement la liste des hommes enrôlables. Les dix classes de citoyens aptes au service militaire n'étaient point levées toutes ensemble, du moins ordinairement, et c'était l'assemblée du peuple qui désignait la classe appelée. Le service militaire était obli(ratoire pour tous les citoyens, à l'exception de certains fonctionnaires, des infirmes et des sénateurs \

Nous avons vu que tous les fonctionnaires, qu'ils fussent élus ou tirés au sort, devaient, avant d'entrer en charge, subir l'épreuve de la dodmasie. En outre, durant l'exercice de leurs fonctions, ils étaient rigoureusement contrôlés '. Un collège dit des nomophylaques et composé de sept membres surveillait les magistrats, le sénat, même l'assemblée du peuple^. — Enfin, dernière garantie, les fonctionnaires devaient, en sortant de charge, rendre compte de leur administration et tous ceux qui avaient manié les deniers publics, avaient affaire à une cour des comptes composée de trente membres d'abord, de dix membres ensuite ^ Le sénat

lui-même pouvait^ sur dénonciation, fonctionner comme cour <le justice^. Enfin les fonctionnaires, les hommes publics et même les simples citoyens étaient encore justiciables c du Iribunal de la colline de Mars >, de l'Aréopage, le plus vénérable des tribunaux, s'il mérite son universelle réputation, de ce tribunal dont Eschyle a fait un éloge enthousiaste en

1. Schœmann, loc. cit, 479-480. — F. de Coulanges, Cité antique^ 366. t. Ibid., 439-460.

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