Ibid.y
des maÎDS d'esclaves. Tantôt c'était des populations entières, vaincues et réduites en servitude, comme les Hiloies de Sparte, ou ceux d'Héraclée, assujettis parles Mégariens\ comme les Périèques de Crète. Les pénestes. de Thessalie s'étaient volontairement astreints i un esclavage mitigé, une sorte de servage; ils payaient redevance et Ton n'avait le droit ni de les mettre à mort ni de les vendre hors du pays -. Puis il y avait encore les esclaves publics, les hiérodules des temples, enfin les esclaves» en très grand nombre, possédés par les particuliers et, en dehors de l'Attique, traités souvent avec une grande dureté. En Sicile, on les parquait comme des bêtes, on les marquait et on les astreignait aux plus durs travaux, tout en leur donnant à peine le nécessaire. Souvent ils s'évadaient et formaient des bandes de brigands ^
D'autre part, les classes inférieures des citoyens étaient souvent maintenues dans un état de subordination. Longtemps l'argent du non propriétaire, du thète, put être impunément pris parla nation \ On refusait volontiers aux ouvriers libres letitre de citoyens et Aristote se range àcette opinion, disant que, dans un État bien administré, il faut que les citoyens soient affranchis des soins qu'exigent les besoins depremière nécessité ^ En vertu de ce principe, la cité de Thèbes écartait de toute magistrature quiconque s'était, depuis moins de dix ans, livré au commerce de détail ou avaitexercéun métier. La distinction des classes finit par être plus ou moins abolie ; mais en même temps avec la mobilisation de la propriété foncière, surtout le développement du commerce et de l'industrie, les inégalités de fortune devinrent énormes. Tout le la-
J. Strabon, XII, ch. m.
% Àihéuée, VI, 18.