‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 366 sur 538 · Diiriiy, loc. cit.. ITiH · texte numérisé non relu

Diiriiy, loc. cit.. ITiH

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patriciens. C'est en réalité une petite république aristocratique avec un chef viager et élu. La plèbe n'a pas encore de rôle politique^ du moins jusqu'à Servius Tullius.

L'expulsion de Tarquin et Tabolition de la royauté dans la Rome protohistorique, ne furent pas une révolution aussi radicale qu'il nous semble aujourd'hui, quand nous ne regardons pas ce qu*il y a derrière les mots. Ce fut simplement le remplacement d'une sorte de stathoudérat viager par des consuls annuels, mais ayant exactement les mêmes pouvoirs que les rois. — Ces consuls étaient élus, comme l'avaient été les rois, par le peuple des tribus; mais les électeurs ne votaient que sur des noms présentés par le président des comices, c'est-à-dire des assemblées du peuple ^ Ils choisissaient simplement sur une liste de présentation.

Les consuls possédaient toute l'autorité royale, le regium imperium; ils portaient les insignes royaux. Comme les souverains primitifs, ils cumulaient les grandes attributions religieuses, judiciaires, militaires : ils portaient les titres de prœlory consul et jxidex ^. Tant qu'ils restaient dans la ville, ils dirigeaient en maîtres les affaires publiques; tous les magistrats, sauf les tribuns quand il y en eut, leur étaient soumis. A eux de convoquer le sénat, de lui soumettre les sujets de ses délibérations, de rédiger et faire exécuter les sénatus-consultes, d'introduire les ambassadeurs devant le sénat. Durant la guerre, surtout en campagne, ils jouissaient d'un pouvoir absolu; ils faisaient les levées, réclamaient les contingents des alliés, punissaient qui bon leur semblait, puisaient dans le trésor public \ Le consul était, comme l'était le roi, plus qu'un homme; il était Tinter-

i. F. de Coulangcs, /or. cH., t\i^,

t. Duruy, loc. cil.f 155.

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