‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 378 sur 538 · IV. -- LES MAGISTRATS · texte numérisé non relu

IV. -- LES MAGISTRATS

Dans cette société ainsi hiérarchisée, la souveraineté résidait dans les deux ordres principaux : le patriciatetlaplèbe. Mais, pour s'exercer, toute souveraineté collective a besoin d'un pouvoir exécutif, de délégués plus ou moins responsables. A Rome, ces délégués étaient des magistrats toujours élusy pour peu qu'ils eussent de l'importance ; mais les comices électoraux ne jouissaient pas d'un droit illimité. Pour les élections, du moins jusqu'aux décemvirs, on vota seulemen t sur des présentations faites par le sénat. De leur côté, les candidats tâchaient d'influencer le vote par divers moyens, pas toujours recommandables. Ils donnaient des fêtes, des jeux publics; parfois ils allaient jusqu'à acheter les suffrages. On les voyait flagorner les électeurs, les saluer avec empressement. Au Forum même, ils circulaient dans la foule, après avoir revêtu la robe blanche, d'où venait leur nom {candidâ vesle induh'),' et s'y présentaient entourés de leurs clients, amis et parents. A côté du candidat briguant les sufi'rages, se tenait alors un esclave, dit nomenclaleur, qui soufflait au postulant les noms des citoyens, afin qu'il put les solliciter individuellement ^ Pour corriger les erreurs et les méprises électorales du peuple, un droit de veto était accordé au président. Ce dernier pouvait annuler les voix données à un can-

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