Duruy, loc. cit
didat, qu'il jugeait incapaMe; il avait même la faculté de casser réleclion, en cas d'indignité de Télu^ Pour atténuer reflet des engouements populaires, on n'avait institué que des chaires annuelles, mais, comme on était indéfidiroent rééligible, le peuple nommait toujours les mêmes hommes et transformait ainsi un mandat transitoire en mandat quasi-perpétuel^
Les magistrats étaient de deux ordres : les grands el les petits. Les grands magistrats étaient ceux qui avaient Ymperium et les auspices les plus élevés (auspicia maxima) : c'étaient le roi, Tinlerroi, les consuls, les préteurs, tous les magistrats ayant la puissance consulaire ou prétorienne^
Les auspices jouaient un très grand rôle dans la vie politique de Rome; tous les comices avaient pour condilion préalable les auspices pris, le matin du jour fixé, et aucun magistrat, électif ou non, ne pouvait être désigné avant que le magistrat chargé de le proclamer eût au préalable interrogé les dieux à son sujet*. — Exactement comme cela se faisait à Athènes, à l'expiration de leur mandat, tous lcsni.v gistrats devaient rendre des comptes ; les consuls même pouvaient être alors mis en accusation^ — Toutes les fonctions commencèrent parêtre gratuites. Seulement on remboursait au magistrat ses dépenses publiques et l'on mettait à sa disposition des appariteurs libres ou des esclaves publics. Puis oii accorda des subventions préalablement fixées et le chiffre en grossit toujours. Ainsi le peuple vota, un jour, à un gouverneur envoyé en Macédoine 18 millions de sesterces (8,950,000 fr.) à titre d'indcmnité^ Tant qu'ils étaient en