‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 382 sur 538 · Wakc, Evolution ofmoralittj. H, lOTi · texte numérisé non relu

Wakc, Evolution ofmoralittj. H, lOTi

tures importantes, la lutte s'engagea entre la plèbe et le patricial. Les censeurs commencèrent par être des consulaires ; puis, en 350, la censure fut ouverte aux plébéiens. En 339, une loi décida qu'il y aurait toujours un censeur plé^ béien. Enfin, en 131, les deux censeurs furent plébéiens. Le patriciat avait donc cédé sur ce point, comme sur tant d'autres, mais toujours suivant sa méthode, lentement, graduellement, comme une falaise rongée parle ressac des vagues, après une résistance de plusieurs siècles. Mais c'est surtout à propos du tribunal, que le caractère spécial de la lutte des classes à Rome s'accuse nettement.

Nous avons vu que primitivement la plèbe fut rejetée en dehors de la cité, hors de lavie civile, politique et religieuse. Néanmoins le patriciat ne pouvait se passer de son secours et, dans tous les moments critiques où ce concours était particulièrement urgent, les plébéiens ne l'accordaient que donnant donnant, moyennant telle ou telle concession, qui, avec le temps, amenèrent la presque égalisation des classes, (lommele peuple romain avait, par l'institution de la dictature, limité et légalisé la tyrannie, que nous avons vue si aveugle, désordonnée et brutale en Grèce, de même il légalisa et canalisa la guerre civile par l'institution du tribunal. On en connaît l'origine. La plèbe, lasse d'être dédaignée et spoliée de tout droit, se retira sur le mont Sacré, en disant : c Puisque les patriciens veulent posséder seuls la cité, qu'ils en jouissent à l'aise. Pour nous, Rome n'est rien; nous n'y avons ni foyers, ni sacrifices, ni patrie... Toute terre nous est bonne. Là où nous trouverons la liberté, là sera notre patrie ^ » Les patriciens durent péder et l'on convint que la plèbe aurait, dorénavant, des magistrats protecteurs tirés de son sein, des tribuns. Le mot tribun désignait seulement en

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