‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 381 sur 538 · Ibid.y 7i · texte numérisé non relu

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sa disposition^; il prenait, suivant ses lumières, des mesures de salut public : c'était un tyran légal.

La dictature avait été créée surtout pour remédier aux grands dangers extérieurs. Au contraire la censure s'occupait de la vie privée des citoyens, mais au point de ?ue de rintérèt général. Les censeurs n'étaient pas annuels. Ils étaient nommés pour cinq ans et ordinairement choisis parmi les consulaires les plus distingués, etquoiqu'ils fussent chargés de diriger divers travaux publics et du recensement quinquennal % leur mission était surtout de surveiller les mœurs. Leur droit d'animadversio censoria, qui entraînait Vignominie^ s'appliquait à des cas fort divei^ : à un chevalier qui avait mal soigné le coursier à lui confié par la république, à un citoyen coupable d'avoir négligé ses propriétés ou contracté des dettes,ou bien encore d'être resté célibataire, de s'être livré à la débauche, d'avoir été lâche sur le champ de bataille. Caton l'ancien priva un sénateur de son rang, pai-ce que celui-ci avait fixé l'heure d'une exécution de manière que son mignon pût jouir de cet intéressant speclacle'. Dans un pays d'élection populaire, la censure avait le grand avantage de signaler au peuple les citoyens indignes des fonctions publiques. Enfin nous avons vu que les censeurs sarclaient le sénat et l'ordre des chevaliers, en arrachaient l'ivraie. — La censure se maintint, en s'altfnuant, jusqu'aux empereurs et fut naturellement supprim^^

par eux*. La Grèce antique avait aussi institué des magistrats du même genre, dits exégètes^) c'est une des nombreuses analogies entre le pays des Hellènes et celui des Lalins. A propos de la censure comme de toutes les magistra-

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