Ihié., àm
des affranchis, des étrangers , des citoyens pauvres et méprisés. Tous ces manouvriers se groupaient en collèges, en corporations, où ils devaient vivre et mourir ^ En â98, sous Arcadius et Honorius, une loi prescrivait de marquer au bras les armuriers afin que l'on put les reconnaître -. Le grand souci du gouvernement impérial finit par être non pas de former et maintenir une nombreuse population d('. citoyens, mais de se procurer de l'argent, de lever les impôts. Les libertés locales avaient disparu et avaient été remplacées par une centralisation despotique. Des fonctionnaires envoyés par l'autorité centrale administraient directement les pro-
vinces ^.
Les impôts étaient les uns directs, les autres indirects. Le plus important des derniers était la douane (porlorium ou teloneum devenu lonlieu au moyen âge ^) ; mais le principal impôt était l'impôt foncier basé sur le cens, sur la déclaration {professio censualis) du propriétaire lui-même. Les terrains étaient, selon leurs produits, classés en catégories payant des tributs divers en argent et en denrées\
La curie, l'ancienne curie, n'était plus qu'un nom; elle représentait seulement le fonds imposable. Les membres de la curie étaient collectivement responsables; les présents cl les solvables payaient pour les insolvables et pour ceux qui s'étaient dérobés parla fuite. Le décurionat,qui n'avait plus guère non plus qu'un sens fiscal, finit par devenir un fardeau auquel on lâchait de se soustraire en entrant dans l'armec, en obtenant des exemptions, en se glissant dans rÉglih(s quand l'empire fut christianisé^. Les pauvres, les plébéiens, que ne