Duruy, loc. cit.j
i. A. Geoffroy, la richesse dans Vancienne Rome (Revue dea f)eu.r Vond'g, J888).
de garder une situation pei*sonnelle confortable. Ils n'avaient pas plus le fanatisme de la liberté que celui de la pairie. Pourvu qu'il ne menaçât point leur fortune individuelle, un coup d'État, une entreprise contre les libertés publiques, laissaient assez indifférents ces citoyens ploutocratiques.
D'autre part, en débordant sur le monde, la république avait dû modiGer son mode de recrutement militaire. Le service guerrier avait d'abord été obligatoire pour tous le.s citoyens libres. A moin^ de nécessité extrême, les esclaves ne servaient point dans l'armée et même quiconque s'enrôlait, sans en avoir le droit, était sévèrement puni. On était astreint au service militaire depuis Fâge de 17 ans jusqu'à 46 aus, et un citoyen n'ayant pas au moins dix ans de service militaire ne pouvait occuper une charge publique ^ Quand la république se fut démesurément agrandie, il devint superflu d'enrôler tous les hommes valides. Les légions durent en outre guerroyer, quelquefois des années durant, loin de Rome, s'atUicher par suite à leur général, en devenir les dociles instruments, aussi César put-il s'en servir pour renverser le gouvernement républicain, auquel lamasse s'intéressait déjàmédiocremenl. Pendant les cinq siècles que dura l'empire romain, l'ancienne armée des citoyens, levée uniquement pour le service de la patrie, fut remplacée par une armée permanente, soldée, recrutée en grande partie par des engagements volontaires, aidée d'une sorte de conscription'. En même temps on se mit à faire commerce du droit de cité, que Caracalla unit, dans un but fiscal, par accorder à tous les hommes libres \
Ala Gndel'empire, l'asservissementétaitpresqueuniversel. Les esclaves, les colons réduits & l'état de serfs formaient la majorité de la population. Les artisans, les ouvriers étaieni