‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 404 sur 538 · Ibid,, V · texte numérisé non relu

Ibid,, V

seul suffirait à accuser un degré plus avancé de développement politique, le goût des associations, des ligues, des fédérations était fort répandu en Gaule. Il y existait des peuples patrons et des peuples clients ; ainsi les Rèmes, de la cité de Rheims, avaient pour clients subordonnés les Tricasses, de la cité de Troyes *. Partout on se fédérait, nous dit César : dans les cités, dans les bourgs, dans les quartiers des bourgs, presque dans chaque famille. Toutes ces associations, destinées surtout à parer les violences des puissants, avaient leurs chefs, qui, dans la fédération, jouaient le rôle d'arbitres ^ Au moment ou César entra en Traule, deux grandes confédérations y dominaient : celle des Eduens et celle des Arvernes^ Mais ces ligues d'Étals se formaient ou se dissolvaient suivant le besoin. Une confédération belge se constitua contre César; une confédération armoricaine, sous la direction des Yénètes, résista aussi au conquérant.

Pour être plus civilisée que la péninsule ibérique, la Gaule rétait encore assez peu. Les villes, dignes de ce nom, y étaient en fort petit nombre. Le plus souvent les maisons n'é aient que des huttes; on résidait plus ordinairement dans des oppida grossièrement fortifiés, servant au besoin de refuges. On ne s'était avisé de combattre à cheval que depuis peu de temps encore. Auparavant, et l'usage s'en conservait encore dans la Bretagne insulaire, la cavalerie était remplacée par des chars portant deux hommes, dont l'un se servait de l'épée et de la lance tandis que l'autre guidait l'attelage. Les Gaulois ne s'astreignaient à aucune discipline ; leurs nobles se rendaient au combat avec leur

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