‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 405 sur 538 · Ibid., I, 3i · texte numérisé non relu

Ibid., I, 3i

suite de gens armés cl attaquaient quand bon leur semblait, sans en attendre Tordre ^

En effet, on n'en était plus à la primitive égalité républicaine. La population se divisait en castes et classes^ Il y avait, en premier lieu, la caste nobiliaire» ce que Gésar appelle les chevaliers (^guî^^^). Ces nobles étaient ordinairement des chefs de clan commandant aux membres de leur clan et à leurs clients, c'est-à-dire à ceux que des dettes ouïe besoin d'une protection mettaient à leur service. Ces clients, appelés ambactes par César, n'avaient d'autre droit que celui d'abandonner leur patron, s'il ne les couvrait pas d'une protection suffisante'. La bande des clients était parfois considérable; un chefhelvëte, cité en justice, y vint avec une suite de dix mille clients, débiteurs, esclaves^. Plus près du chef gaulois se tenait la petite troupe de ses Gdèles ou soldureSj vivant avec lui et lui étant dévoués jusqu'à la mort *. Vassaux, clients, fidèles accompagnaient leur chef ou patron dans les guerres et leur troupe se renouvelait sans cesse '. — Au-dessus ou à côté des chevaliers se trouvait la classe des druides; elle se recrutait dans toutes les catégories sociales, mais surtout dans la noblesse. On n'y entrait qu'après un noviciat de quinze à vingt ans. Les druides étaient dirigés par une sorte de pape élu en concile et siégeant sur un trône ^. L'influence morale des druides était considérable. On soumettait à leur arbitrage les contestations privées ou publiques, même les causes de guerre'; ils pouvaient lancer une sorte d'excommunication; enfin ils étaient

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