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rant* >; inais ces coutumes primilives oat disparu dans la Gaule franque.
Les monarques absolus n'ont pas Thabilude de se gêner dans la vie privée. Déjà il est permis de douter de l'exactitude de Tacite, quand il nous parle de la retenue sexuelle des Germains, de la rif^idité de leur monogamie, de l'immaculée vertu de leurs épouses. Ces mœurs, si pures, sont peu ordinaires en pays barbare. Ce qui est très sûr, c'est qu'il n'en reste aucune trace dans la vie privée des rois francs, convertis pourtant au christianisme. Ou les voit prendre, répudier, reprendre leurs épouses, leur adjoindre capricieusement des concubines; tout cela ouvertement, sans pruderie ni scrupule. Ainsi le roi Ilaribert prit pour maîtresses deux sœurs d'une grande beauté, qui étaient les suivantes de sa femme Ingoberghe^ Clother avait un véritable harem de maîtresses, qui passaieiit parfois et sans difficulté du rang de concubines à celui d'épouses. Ses mariages furent nombreux. L'une de ces épouses, Ingonde, de très basse extraction, lui tint, un jour, d'après Grégoire de Tours, le langage suivant : « Le roi, mon seigneur, a fait de sa servante ce qu'il lui a plu et m'a appelée à son lit; il mettrait le comble à ses bonnes grâces en accueillant la requête de sa servante. J'ai une sœur, nommée Aregonde et attachée à votre service. Daignez lui procurer, je vous prie, un mari qui soit vaillant et qui ait du bien, etc. > Le roi agréa la requête, prit tout simplement sa belle-sœur pour concubine et l'annonça à sa femme Ingonde en ces termes : « La grâce, que ta douceur désirait de moi, j'ai songé à te l'accorder; j'ai cherché pour ta sœur un homme riche et sage et n'ai rien trouvé de mieux que moimême, etc. — Que mon seigneur, répondit Ingonde, fasse ce qui lui semble à propos, pourvu seulement que sa