‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 426 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

prend ie titre de princeps^ comme l'empereur romain, et il fait connaître sa volonté en termes impératifs : c Par la présente ordonnance, qui s'applique à tous, nous prescrivons, etc. \ » Le roi Contran, s'adressant aux plus grands personnages de son royaume, leur dit sans le moindre ménagement : c Si vous désobéissez à mes ordres royaux, sachez que la hache abattra votre tête... Si quelqu'un méprise nos ordres, qu'il meure ^ »

Les fonctionnaires, les évêques, etc., étaient de simples serviteurs du roi, nommés par lui. Dans les conseils royaux, personne, absolument personne, ne représentait le peuple. Le roi appelait et consultait ses grands, quand bon lui semblait, comme on demande des renseignements à des domestiques^. La loi satique appelle le roi c maître, dominus ». Elle fait du roi le juge suprême et punit toute désobéissance à ses oi^res souverains d'une amende énorme : 200 solidi\ 200 sous d'or, exactement ce qu'il en coûte pour racheter un meurtre \ La même loi double le montant des compositions & payer pour les crimes, quand ces crimes lèsent indirectement le roi. Ainsi le rapt d'une jeune fille ordinaire ne coûte que quinze sous d'or, mais si cette fille est sous la protection du roi, c'est trente sous. Le viol d'une femme esclave vaut, couramment aussi, quinze sous d'or, mais si l'esclave appartient au roi, on n'en est pas quitte à moins de trente sous^ Chez les Saxons d'Angleterre, qui ont gardé plus longtemps et plus fidèlement les vieilles coutumes de la Germanie, le roi prend au sérieux son titre de grand-juge. Perpétuellement en voyage, il va, de ville en ville, rendre la justice : il est ce que II.-S. Maine appelle c un roi itiné-

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