‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 460 sur 538 · Cro/als, ioc. cil.y II, 188-liJ · texte numérisé non relu

Cro/als, ioc. cil.y II, 188-liJ

LA FÉODALITÉ. 4ôî>

Aboli piir les premiers rois normands, le parlement fut» on le sait» rétabli par les barons» qui imposèrent au roi Jean la Grande Charte, puis par les Statuts d'Oxford (1258), qui établirent trois sessions annuelles du parlement. En6n» dès 1264» la Chambre des communes se forma par Fadjonction des bourgeois des principales villes aux chevaliers des comtés'.

Un peu plus lard et sans doute à l'imitation de l'Angleterre normande» Philippe le Bel assembla les premiers états généraux de la noblesse» du clergé et du tiers état; ce dernier fut représenté par des députés des communes, élus par un très large suffrage» puisque çà et là même des femmes propriétaires prirent part à l'élection. Cela se fit par un mo^t/ proprio royal» car la nation ne pensait guère au régime parlementaire. Aussi le roi fit-il de la présence aux états un devoir rigoureux. Pour absence» le vassal perdait ses biens; les villes étaient saisies et mises sous la main du roi. L'absence du pays ou la maladie étaient les seules excuses admises^. Le roi d'ailleurs n'attendait de ces assemblées qu'une seule chose : la ratification de ses décisions. Seulement, en accordant le subside, l'assemblée en profitait pour demander la confirmation de quelques franchises ou la réforme de quelques abus^

' Les origines du gouvernement parlementaire fiont donc multiples en Europe. La plus lointaine est l'assemblée des tribus républicaines, notamment de la Germanie. En Angleterre, les barons normands pour résister aux rois; enFrance, le roi pour obtenir des subsides, en ressuscitèrent une imitation, sous forme d'assemblées parlementaires et représentatives. Je n'ai pas à en faire l'histoire détaillée. Dans ces

Page 1