Ibid., III
en argent ou en nature ^ L'argent était exigé surtout dans les provinces maritimes ^ Plus tard, on institua un impôt direct en nature, qui représentait le tiers ou le quart de la récolte. Enfin, sous les derniers Sassanides, on dressa un cadastre à la mode romaine et Ton établit une contribution fixe, invariable, attachée au champ lui-même, payable en argent, de quatre mois en quatre mois, et dont le taux variait avec l'espèce de culture. Cet impôt, évidente imitation de l'impôt impérial romain, ne fut pas métrique, comme en Chine, et les terres incultes en furent exemptées '.
Dans la Perse moderne, le shah exerce une autorité aussi absolue que celle de Darius, mais le système des impôts fonciers, basé en dernière analyse sur la communauté de village, semble avoir dégénéré en un capricieux pillage. Le souverain, maître de toutes les fortunes, dépouille ou enrichit qui bon lui semble S' il pille ses ministres; ceux-ci pillent les chefs de cantons, qui pillent les zabits^ lesquels se dédommagent sur les rayas. Entre ces derniers et les agents du fisc, il y a lutte de ruses incessantes; les seconds voulant faire payer le plus possible; les premiers tâchant de payer le moins possible ^ Dans cette chasse àl'argent l'avantage reste le plus souvent aux fonctionnaires et tous ceux d'entre eux qui manient les deniers publics, deviennent ordinairemenl fort riches \