Ihid., ni
les produits du sol tout ce qui n'était pas strictement indispensable à la subsistance des paysans ^ Leur avidité allait si loin que parfois ils étaient obligés de restituer ensuite aux cultivateurs de quoi faire les semailles*.
Une particularité est à noter relativement au mode de perception de rimpôt, dans Tlnde, c'est que l'État traite non pas avec les individus, mais avec les communautés de village, qui répartissent ensuite entre leurs membres la contribution coIlective\ Il en est de même partout où subsiste encore le clan ou son dérivé, la communauté de village. Nous savons qu'aujourd'hui encore, en Perse, le village est Tunité rurale, que possèdent les grands seigneurs et qui paye en bloc les redevances exigées \ A plus forte raison at-il dû en être ainsi dans la Perse ancienne, où, suivant Hérodote, régnait encore le régime des clans\ Les écrivains de l'antiquité nous fournissent quelques renseignements sur l'évolution de Timpôt dans cette Perse ancienne. Les Perses, proprement dits, étaient exempts d'impôts. Celaient les pays tributaires, qui, au beau temps de la monarchie des gi*ands rois, alimentaient le trésor. Ces tributs se payaient souvent en nature. La Colchide donnait de jeunes esclaves des deux sexes; l'Arabie, de l'encens ; l'Ethiopie, des présents divers®. Darius aggrava ce régime, il divisa son empire en vingts satrapies, circonscripions administratives, établies selon le bon plaisir du maître, comme il arrive ordinairement dans les monarchies despotiques, toujours amoureuses de la centralisation. Darius remplaça aussi les présents des tributaires, jusqu'alors mal réglés, par des contributions fixes