Ibid.y 249-i
•1. Cibrario, loc. cit., IF, 166.
Jérusalem^ ne peut lever aucune taille ni impôt sur les feudataires, les hommes francs ou leurs vilains sans le consen* tement des liges et pour Tutilité du pays, à moins que ce ne soit pour marier sa fille ou se racheter des ennemis ^ » — Les dons, plus où moins volontaires, à la mode germanique, grossirent les impôts réguliers. Ainsi, lors d'une visite .du souverain, les villes ou villages offraient des coupes d'or, même des sommes en or et divers objets. Ce don volontaire fut souvent changé en une taxe fixe, dite de joyeuse entrée*. Les subsides furent des contributions extraordinaires, tarifées à tant par feu, que le prince n^imposait pas, mais demandait poliment d'abord aux nobles et au peuple, puis au clergé lui-même ^ Enfin, quand les dons, volontaires ou sollicités, ne suffisaient pas, on recourait à Temprunt forcé, très inexactement remboursé, et dont le montant était calculé sur le nombre des feux^ quand il n'était pas imposé seulement aux plus riches.
En général, suivant la tradition germanique, la noblesse et le clergé étaient affranchis de tout impôt direct et régulier, quoiqu'ils possédassent la plus grande partie du territoire.
Une foule de taxes étaient d'ailleurs levées au profit des princes et seigneurs. Les douanes et gabelles pesaient sur le commerce extérieur et intérieur, à l'entrée et à la sortie. Pas de pont, pas de ch&tellenie qui n'eût son droit de passage^, son péage, exactement comme cela se fait aujourd'hui dans l'Afrique centrale. Des taxes en nature (leide) étaient prélevées sur le commerce de détail ^ ; d'autres taxes, annuelles, étaient payées par les artisans en boutique. Les