‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 487 sur 538 · Ibid.y II · texte numérisé non relu

Ibid.y II

seigneurs bénéficiaient de la succession des taillables(mainmorle), des successions en déshérence, de la succession des étrangers (droit d'aubaine), enfin ils avaient le droit d'épave sur les naufrages S II y avait encore des droits de chasse, des droits régaliens sur les mines, des droits de tutelle en vertu desquels la ferme des hUelles vendait au plus offrant la tutelle des mineurs; des droits souvent bicarrés, appelés coutumes et d'origine lointaine, etc., etc.% En France, la plupart de ces droits nombreux et variés durèrent jusqu'à la Révolution. On en trouverait sans peine aujourd'hui encore plus d'un vestige en Europe.

Partout aujourd'hui, dans les pays civilisés à Teuropéenne, on en est revenu ou l'on tend à revenir à l'uniformité et à la centralisation fiscales, dont l'empire romain a fourni le parfait modèle. Est-ce à tort ou à raison? Avant de répondre à cette question, je résumerai, d'après les faits que je viens de citer, l'évolution de l'impôt.

L'évolution de l'impôt est assez simple; car elle suit rigoureusement les transformations politiques, en allant, comme celle-ci, du régime communautaire au régime particulariste. Dans les primitives sociétés, à part le droit de passage imposé aux étrangers, on n'a pas même Tidée de l'impôt; on n'en a d'ailleurs nullement besoin, tant Texistence est simple et la solidarité grande. Tout change, quand l'habituelle pratique de la guerre a créé des chefs hérédit2|ires» des classes privilégiées. Alors nait vraiment l'impôt. A son

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