‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 500 sur 538 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

enfants, les vieillards, les chefs et les guerriers importants^ Pour terminer, on scalpait les morts et même les mourants^.

Si les envahisseurs étaient battus, ils en donnaient avis à leur village par une série de messagers successivement eicpédiés et à l'arrivée desquels les crieurs du village assaillant, à son four menacé, donnaient à la population des avis gradués : « Faites un retranchement pour les enfants : l'ennemi viendra. » — t Faites de votre mieux; vous n'avez pas de secours à attendre. » — « Couchez-vous avec vos armes près de vous. > — € Ils viennent^ >

Chez les Peaux -Rouges, comme à la Nouvelle-Zélande, le salut du chef était en campagne une affaire capitale. Fût-on victorieux, le combat s'arrêtait dès que le chef venait à succomber *.

Au retour des guerriers, quand ils avaient eu la chance d'être victorieux, il y avait grande fête dans leur village. Les femmes exécutaient la danse du scalp^ exclusivement féminine et pendant laquelle elles portaient les chevelures enlevées par leurs maris^ Puis on procédait à la distribution ou & l'adoption des captifs, enfin à la torture de ceux qu'on ne voulait pas conserver. Les supplices, atroces et ingénieux^ étaient ordinairement infligés par les femmes, qui vengeaient ainsi leurs morts. On en a ,\u, chez les Dakotas, prendre plaisir à mutiler les organes virils des prisonniers (0. Dorsey, 312). Le captif était d'abord lié à un poteau ordinairement placé sur un cadre ; puis on s'ingéniaità faire durer ses tourments; on lui arrachait les ongles; on lui décharnait un doigt avec les dents, après quoi l'on plaçait ce doigt sur le

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