‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 510 sur 538 · Finlayson, UUt. univ. voy.j vol. XXXIY · texte numérisé non relu

Finlayson, UUt. univ. voy.j vol. XXXIY

gence, mais en faisant preuve de vigueur et d'adresse dans des épreuves parfois acrobatiques. La nation chinoise s'est presque entièrement déchargée du service militaire sur les Tartares Handchoux, campés en divers points du territoire et se recrutant dans les steppes mongoliques, où toute la population est organisée militairement en bannières au service du gouvernement chinois. Le code militaire chinois prescrit à ces Tartares de vaincre ou de mourir. Quiconque se laisse battre est décapité ou doit l'être ; en outre les biens et la famille du vaincu sont confisqués et donnés en récompense aux victorieux, princes ou soldais ^ Le traitement infligea Tennemi par les Mongols nomades est empreint à la fois de barbarie et d'humanité. Tout ce qui essaye de résister peut être mis à mort et souvent même on égorge les vaincus sans distinction d'âge ou de sexe ; mais on ne doit pas sans nécessité tuer les voyageurs, détruire les maisons ou les temples. Il est prescrit de biea traiter ceux qui se rendent et, dans ce cas, il ne faut ni dépouiller les prisonniers ni séparer le mari de sa femme*.

La vieille civilisation chinoise en est arrivée à apprécier la guerre à sa juste valeur, a La paix, dit Confucius, fût-elle peu glorieuse, vaut mieux que la plus brillante victoire. » Et un autre philosophe chinois a écrit : c Ne rendez aux vainqueurs que des honneurs funèbres ; accueillez-les avec des pleurs et des cris, en mémoire des homicides qu'ils ont commis, et que les monuments de leur victoire soient environnés de tombeaux. > — c Notre nation, disait un Chinois à un Européen, étant plus civilisée que la vôtre, a, par principe, la guerre en horreur et y est, par suite, moins habile'. > Ce n'est donc pas sans raison que les Chinois appellent les Européens des <c barbares >; mais, à force

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