YIII— LES RACES BERBÈRES
Aucune nation de race blanche n'est parvenue au détachement guerrier de la Chine, d'ailleurs plus anciennement civilisée. En général, les races blanches berbères, sémitiques ou aryennes ne le cèdent pas en férocité militaire aux peuples de couleur les plus sauvages. Cà et là pourtant on rencontre, chez quelques-unes d'entre elles, certaines coutumes, certaines prescriptions humanitaires, tranchant un peu sur la sauvagerie générale de leurs mœurs guerrières.
Dans le Sahara, les Touareg n'ont, comme les Peaux- Rouges, d'autre tactique que les surprises, les embûches'; aussi doit-on, dans leurs campements, toujours veiller, toujours être sur ses gardes.
En fait de mœurs militaires, les Kabyles semblent bien supérieurs à leurs cousins du désert. Aleurs yeux, le premier des devoirs, celui dont on ne peut se dispenser, sans encourir le mépris et l'exil, c'est de défendre sa petite patrie^ Quand un grand danger menace la communauté, il se forme quelquefois des troupes de dévoués^ jurant solennellement sur les livres saints de se secourir mutuellement el de combattre jusqu'à la mort pour le salut de tous^. Mais