‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 513 sur 538 · Ibid.y II · texte numérisé non relu

Ibid.y II

Letourneau. — L'Évolution politique. 33

vivants entre mes mains, je leur tranchai les poignets. > Il faut ajouter que ces abominations se commettaient au nom des dieux, qui, partout, ont exactement le même degré de sauvagerie que leurs adorateurs. Gomme les Assyriens, les Carthaginois coupaient aussi les mains à leurs prisonniers de guerre* , quand ils ne voulaient pas les conserver comme esclaves*.

Dans l'Arabie antéislamique, on guerroyait pour piller, pour refaire ses finances^. L'Islam conserva ces mœurs, mais les rendit plus féroces en les exaltant par le fanatisme religieux, c Faites la guerre, dit le Koran, à ceux qui ne croient point en Dieu et au jour dernier *. > — c Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu^à en faire un grand carnage et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits '^. > Dans les premiers temps du mahométisme, les adversaires, pris dans une bataille, étaient, conformément à ces exhortations, mis à mort sans miséricorde^. Le vol et la conquête, la main-mise sur la personne et les biens des vaincus étaient toujours la conséquence de la victoire. La bataille se confondait avec l'antique razzia des Arabes an téislamiques.

Les Hébreux, pendant toute leur période historique, conservèrent ces mœurs de brigands, avec une férocité plus grande encore et qui se rapprochent souvent de celle des Assyriens. Dans maint verset, la Bible ordonne l'extermination des ennemis, surtout de ceux que l'on veut dépouiller. Il n'y est question que de massacres, de populations détruites sans distinction de sexe, d'enfants dont on écrase la tête sur

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