Duvcyiici-, Tou'iregt i
2. Hîiiiotcau cl Lotourneux, Kabylie, II, 69. :i. Ibid., II, 7J.
en campagne, on ne doil jamais commencer le feu sans prévenir ses adversaires, sinon toute mort est considérée comme un assassinat entraînant pour le village du meurtrier la dette de sang^
Les femmes kabyles, parées de leurs bijoux, paraissent souvent sur le champ de bataille et leur présence excite jusqu'au délire l'ardeur des combattants; ce sont elles qui fondent les balles et préparent les cartouches; néanmoins elles sont toujours respectées, lors de la prise d'un village. Il est même certainschemins, placés sous la sauvegarde de Vânaya où elles peuvent toujours circuler sans péril, fût-ce en temps de guerre. Un homme quelconque surpris par l'ennemi échappe aussi à tout danger en se plaçant sous Vânaya d'un combattant quelconque. A moins d'exaspération, on ne met jamais à mort ni les blessés ni les prisonniers ^ Enfin, on ne se bat point par esprit de conquête, mais seulement pour des questions d'honneur ou de retaliation : violation d'ânaya, enlèvement de femmes, etc.^
Il s'en faut que les Sémites aient apporté ou apportent la même délicatesse dans leurs guerres. Les anciens Assyriens avaient des mœurs de bêtes fauves. Ils brûlaient les villes, empalaient ou écorchaient les vaincus, mutilaient les prisonniers. € Je jonchai la montagne de leurs cadavres, dit une inscription, dans laquelle parle Assour-nazir-habal; j'en remplis les ravins. Deux cents prisonniers étant tombés