RoUy II, V
2. M. G. Capus, Les KaprS'Siahpouchen {Reçue scienUfiquei tS février 1889) .
ment le brahmanisme. Déjà les écrivains de ranliquilc avaient remarqué avec surprise, que, même durant le combat, les guerriers indiens respectaient les laboui'eurs, qu'ils s'abstenaient [de couper les arbres, d'incendier les moissons ^ Mais le Code de Manou contient toute une réglementation humanitaire de la guerre. Un guerrier ne doit jamais employer des armes perfides : bâtons renfermant des stylets, flèches barbelées, empoisonnées, traits enflammés ^ c Qu'il ne frappe ni un ennemi à pied, si lui-même est sur un char, ni un homme efleminé, ni celui qui joint les mains pour demander merci, ni celui dont les cheveux sont défaits, ni celui qui est assis, ni celui qui dit : « Je suis ton prisonnier », ni un homme endormi, ou sans cuirasse, ou nu, ou désarmé, ni celui qui regarde le combat sans y prendre part, ni celui qui est aux prises avec un autre, ni celui dont l'arme est brisée, ni celui qui est accablé par le chagrin, ni un homme grièvement blessé, ni un lâche, ni un fuyard'. > Le roi victorieux doit aussi respecter les lois de la nation conquise*.
Ces scrupules n'empêchent pas d'ailleurs de s'emparer des chars, chevaux, éléphants, ombrelles, vêtements, grains, bestiaux, etc., dont la part la plus précieuse revient au roi' ; mais, dût-on même les ^considérer comme se rapportant à un idéal rarement réalisé, ils indiquent une certaine noblesse morale, qui, en ce qui touche à la guerre, n'est pas commune dans l'humanité.
Cette noblesse était sûrement inconnue en Perse, dans la Perse historique, que les Grecs ont connue, dans ces foules.