Ibid., VII
à la fois lâches et barbares, que l'on menait au combat à coups de fouet*, et nous ne la retrouvons ni dans l'Europe ancienne, ni dans l'Europe moderne.
Dans l'Europe prolohistorique, la guerre se faisait avec une férocité tout à fait sauvage. Chez les Macédoniens primitifSy tout homme n'ayant pas tué d*ennemi devait porter un licou autour de la tête. Chez les Scythes (Slaves) pour la même indignité, on ne pouvait boire dans la coupe circulant à la ronde. Les Ibères plantaient sur la tombe d'un guerrier autant de broches de fer qu'il avait tué d'ennemis^. Un roi thrace, Diégylis, s*étant emparé de la ville de Lysimachie, la fit incendier, fit couper aux enfants les mains, les pieds, la tète, qu'on attacha ensuite au cou de leurs parents. Les maris et les femmes furent mutilés et l'on trouva plaisant de leur faire troquer leurs membres coupés. A peu près comme cela se fait dans TAchanti, on s'amusa à disséquer le dos des captifs, qui avaient eu les mains amputées, et l'on promena sur des piques les lambeaux de leur chair ^.
Dans l'Europe barbare, protohistorique, l'état de guerre était constant; on ne pensait qu'à capturer du bétail, des esclaves, etc. En Germanie, tous les hommes libres étaient guerriers. La population virile se relayait, chaque année, par moitié, pour la guerre et les travaux agricoles*. L'organisation militaire correspondait exactement à l'organisation