‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 517 sur 538 · César, Bell. Gallico, IV · texte numérisé non relu

César, Bell. Gallico, IV

civile et les bataillons aux clans ^ Les femme suivaient les bandes guerrières. Pendant le combat, elles faisaient un bruit épouvantable en frappant sur des claies. Après la victoire, certaines d'entre elles, faisant office de prêtresses, égorgeaient des captifs au-dessus d'un grand bassin et tiraient des présages de la manière dont jaillissait le sang '. Ces mœurs animales se conservèrent tardivement chez les Scandinaves. Le célèbre chant de Ragnar (ix* siècle) réjouirait un tigre, si les tigres savaient lire. Il n'y est question que de préparer de plantureux repas aux loups, aux vautours et aux corbeaux. On s'y délecte à parler de festins où l'on boit de la bière dans des crânes, etc. \

Xll. — EN GRÈCE

Dans la Grèce homérique, les cités se battaient constamment entre elles pour voler du bétail, capturer des esclaves, se venger de dommages du même genre, reprendre des territoires contestés. On ravageait le pays ennemi. Achille se vante d'avoir détruit 23 villes dans une expédition \ On mutilait les cadavres et, bien plus tard même, les Spartiates pratiquaient la phallotomie guerrière, comme en Egypte et en Abyssinie. Dans une des Messéniennes de Tyrtée, on lit en effet ceci : c II est honteux de voir le cadavre d'un vieillard gisant au premier rang en avant des jeunes gens. Le chef déjà chenu, le menton blanchi, il exhale dans la poussière son âme vaillante, en cachant avec [ses mains protectrices ses parties honteuses ensanglantées {aiiiaxhiVT aiiota ftkuiç

Page 1