‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 524 sur 538 · Es$ais, iiv. I", ch. XX x · texte numérisé non relu

Es$ais, iiv. I", ch. XX x

524 L'ÉVOL«TION POLITIQUE.

ces carnages. Les potenlats nous parlent couramment du Dieu des armées, qui ne diffère pas essentiellement du Mars mexicain, Huilzlilopotchli, auquel on offrait sans cesse des cœurs humains tout palpitants, et, après une victoire où des milliers de jeunes hommes ont été cruellement et stupidement massacrés, l'encens fume, les te cleum retentissent sous la voûte des cathédrales. — Une très petite minorité proteste contre cet abominable état de choses et la masse des gens réputés sages la tient pour très peu sensée. On nous dit que la guerre est une école de dévouement; il serait bien facile d'en trouver de meilleures où l'on ne moissonnerait parla fleur de l'humanité. Mais le sauvage instinct du meurtre guerrier a de bien profondes racines dans le cerveau humain; car il a été soigneusement cultivé et encouragé depuis des milliers d'années. On aime à espérer qu'une humanité meilleure que la nôtre réussira à se corriger de ce vice originel; mais que pensera-t-elle alors de cette civilisation, soi-disant rafQnée, dont nous sommes si fiers? A peu près ce que nous pensons de l'ancien Mexique et de son cannibalisme à la fois pieux, guerrier et bestial.

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