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critiques dont il est l'objet; mais il est d'hier et perfectible, comme toutes choses. C'est surtout dans les grands États centralisés qu'il est souvent au-dessous de sa tâche et rien n'est plus naturel, puisque la centralisation administrative est, comme nous l'avons vu, faite par et pour les monarchies despotiques. Jusqu'ici les republiques viables ont été ou de petits États, comme les cités helléniques, ou des fédérations de petits États, ayant conservé aussi une grande autonomie. Aussi voyons-nous des sociologistes, comme E. de Laveleye, proposer de revenir au référendum usité jadis à Athènes, puis chez les Anglo-Saxons et, de nos jours même, dans quelques cantons suisses. M. deLaveleye voudrait, que, dans les grands États, le peuple fût divisé en sections de mille citoyens, s'assemblant pour délibérer et voter dans un local approprié. L'initiative du gouvernement consisterait seulement à décider que, tel jour ou tel autre, toutes les sections auraient à délibérer sur telle ou telle question. Le même auteur résume, comme suit, ses vues sur l'avenir politique des sociétés humaines : < La fédération des communes autonomes et propriétaires, voilà ce que doit être l'État. La fédération des États doit former, un jour, l'organisation de la société humaine universelle ^ > H. Spencer a exprimé une idée analogue, quand il a écrit : c On peut prévoir que les gouvernements municipaux ou autres du même genre exerceront une autorité législative et administrative, soumise à Tautorité du gouvernement central, seulement autant qu'il sera nécessaire pour maintenir l'union de la société dans son ensemble^ » On se demande pourquoi ni H. Spencer, ni E. de Laveleye ne disent mot de la meilleure de nos constitutions, celle de 1793, qui avait pourtant basé l'adoption des lois sur le référendum, l'adoption par les assemblées