‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 56 sur 538 · BurchcU, Hist. univ. voy., vol. XXVI · texte numérisé non relu

BurchcU, Hist. univ. voy., vol. XXVI

révolution politique de toute la race. — Le degré le plus ioférieur serait représenté par les Veddahs de Ceylan, vivant dans les forêts en petits groupes, dont chacun revendique la jouissance exclusive d'un certain territoire de chasse. Chaque petite horde se soumettrait déjà plus ou moins à une sorte de chef, un ancien, qui répartirait les aliments, le miel, entre les ayants droite Mais il n'y a là rien encore qui ressemble à une royauté; c'est simplement une direction patriarcale.

Un missionnaire allemand, M. Bink, a retrouvé cette organisation embryonnaire chez certains Papous, voisins de Dorey, dans la Nouvelle-Guinée. Chez ces indigènes, nous dit-il, il n'y a pas de roi; chacun fait ce qui lui plait, seulement l'homme le plus âgé, à la condition qu'il soit encore vigoureux, a de l'influence sur ses parents, mais il leur donne des conseils bien plutôt que des ordres ^ Il se peut cependant, et les dénominations recueillies par M. Bink semblent même l'indiquer, que derrière ces influences patriarcales il y ait chez les Papous une organisation en clans familiaux, qui ait échappé à l'observateur.

La même réserve peut être faite à propos des Tasmaniens, qui ont été exterminés avant d'avoir pu être étudiés. Nous savons seulement qu'ils formaient des petits groupes de vingt à trente personnes, hommes, femmes et enfants, vivant pêle-mêle \ que ces groupes avaient des lotemsy des territoires de chasse, bien délimités, dont la violation entraînait la guerre, qu'en temps de guerre ils se choisissaient un chef, mais qu'en temps de paix ils vivaient dans une parfaite égalité et même dans un communisme systématique ^

i. Sir J. Emerson Tennant» Skelckes of the Nat. Story ofCeyUin, U, iiO. JL Bull. Soc. d'anthrop.j 1888.

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