‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 67 sur 538 · Md · texte numérisé non relu

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remenl réservée aux femmes dans les campemenls : c^està-dire allumer le feu, faire la cuisine, raccommoder les vêtements, empaqueter les fourrures, etc. A l'expiration de ce servage volontaire, ils étaient à jamais exempts de toute occupation humiliante *• Cela, c'est l'esclavage qu'on peut appeler républicain. Le véritable esclavage s'alimentait autrement, le plus souvent par la guerre, par les captifs épargnés. Enfin, chez certaines tribus, spécialement parmi les Peaux-Rouges hyperborédns, il existait une véritable caste d'esclaves héréditaires, traités avec la dernière cruauté et se recrutant, à l'occasion, par la guerre ou la traite^. Les Apaches torturaient lentement et ingénieusement jusqu'à la mort tout esclave qui avait essayé de s'enfuir^. Les tribus de rUtah ravissaient les femmes etles enfants des tribus voisines pour les vendre comme esclaves*. Les Cliinouks réduisaient en esclavage, à moins de rançon, tout Indien d'une tribu étrangère surpris loin de son campement'. J'ai montré ailleurs comment l'institution de l'esclavage héréditaire et commercial était peu compatible avec le maintien, entre les propriétaires d'esclaves, du régime égalitaire; comment, au contraire, en créant des riches et des pauvres, des puissants et des faibles, il favorisait l'établissement d'un régime aristocratique. L'observation des Peaux-Rouges confirme cette vue générale, car c'est surtout parmi les tribus les plus esclavagistes, chez les Noutka-Colombiens, que se rencontre le chef monarchique et héréditaire. Bien plus, chez les Thlinkeets, les plus esclavagistes de tous, puisque la caste servile représente dans leurs tribus les deux

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