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telet défunt. Pour cela, on a recours à des moyens magiques ; dxL empoisonne une poule avec un philtre et on en étudie la putréfaction : si la région vertébrale s'altère la première, cela indique la culpabilité de la mère et de la grand'mère ; la décomposition de la région caudale accuse l'épouse principale, la femme-chef; celle des cuisses, les concubines; celles des paites, les esclaves ^ En résumé, ces tribus monarchiques de l'Afrique orientale nous offrent une image, réduite sans doute, mais déjà assez fidèle, des grands Etats despotiques, dont nous aurons bientôt à nous occuper. De plus, ici comme en Amérique, on peut suivre pas à pas le graduel asservissement de la tribu républicaine.
Nous sommes donc de plus en plus autorisés à voir, dans cette transformation politique, une loi d'évolution politique à laquelle obéiraient les peuples les plus divers. Or, d'autres exemples confirment encore cette vue générale. — En effet, si de l'Afrique orientale nous nous transportons dans l'Afrique méridionale, chez les Gafres, nous y retrouverons une gradation analogue, mais pourtant moins complète. Toutes les tribus cafres sont en régime monarchique, seulement ce régime est plus ou moins absolu. Le pouvoir du chef cafre est toujours héréditaire, tantôt en ligne directe, tantôt en ligne collatérale. Mais le plus souvent l'autorité monarchique est tempérée par les mœurs. Maître et sujets s'asseoient souvent autour du même feu, fument parfois dans la même pipe ^ La tribu se subdivise ordinairement en villages, en clans, gouvernés par un chef secondaire, jouissant d'une certaine indépendance ^. D'habitude ceschefsen sous-ordre forment un conseil, se réunis-