‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 78 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Si L'ÉVOLUTION POLITIQUE.

lures d'un culle. Dans rOunyamouézi occidental, les sujets du petit sultan Mséné n'approchaient du maître qu'en frappant des mains et s'agenouillant; des tètes de criminels étaient exposées i l'entrée des villages ^

Ces tyranneaux ont absoluftient besoin d'être riches, et ils y parviennent par divers moyens ; en levant des taxes payables en provisions, ivoire, esclaves, bétaiP; en vendant comme esclaves leurs sujets coupables de magie, d'adultère^; en condamnant à des amendes,[en imposant des tributs; mais surtout en razziant les tribus voisines pour se procurer des esclaves et du bétail ^.

La mort de ces minuscules potentats, qui ne sont déjà plus considérés comme des êtres ordinaires, est un événement de particulière importance. Chez les Youak'houtou, à la mort du maitre on abandonne la bourgade, après l'avoir incendiée ^ Chez les Youadoé, le corps du sultan défunt, paré de tous ses colliers,bracelets,etc.,est placé dans une Tosse assez peu profonde pour que son index auguste puisse faire saillie au dehors. On enterre avec lui deux esclaves vivants: une femme, qui, assise suc ^^ P^^î^ tabouret, supporte sur ses genoux la tête du mort, un homme, muni d'une serpe, avec laquelle il coupera dans les forêts de l'au-delà le bois nécessaire à son maître dans la vie future®. Dans TOunyanyembé, on ne peut admettre que le chef, personnage surhumain, meure de mort naturelle. Aussi, dès que le fils a hérité du trône et des femmes de son père, il se livre à une enquête magique pour découvrir, dans la famille même, la personne qui, par des maléfices ou autrement, a causé la mort du roi-

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