‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 81 sur 538 · Moffat, loc, cit,f · texte numérisé non relu

Moffat, loc, cit,f

eux. Ces Ilotes rapportent le gibier; la nuit, on les parque, comme le bétail, dans des enclos épineux ; à la moindre résistance, on les tue, etc.^ Maist'habituded'opprimerlesfaibles porte en tout pays à s'avilir devant les forts. Aussi, après avoir exigé de la classe servile une soumission abjecte, les Gafres de la classe dirigeante se prosternent à leur tour devant le maître. On aborde le chef, en lui disant : c Tu es mon chef et je suis ton chien^ >. Chez les Balondas, on va plus loin et les inférieurs, alors qu'ils rencontrent un supérieur, tombent à genoux et se frottent de poussière les bras et la poitrine^. Les Damaras suivent le maître, comme le ferait un épagneuj : ils ont l'appétit de la servitude\ Dans les régions ou les Cafres ont perdu toute velléité d'indépendance, on voit même se fonder des petits royaumes, qui sont la réalisation la plus complète et la plus révoltante de la monarchie tyrannique. J'ai raconté ailleurs^ comment Tchaka, roi des Zoulous,-fit ou plutôt laissa se massacrer elles-mêmes environ 7,000 personnes sur la tombe de sa mère et arrêta regorgement à la prière d'un Anglais, M. Prynn, uniquement, dit-il, parce que cela l'amusait beaucoup de voir un blanc s'intéresser à la vie de gens qui n'étaient que des € chien ) .

L'un des lieutenants de Tchaka, Mossélékatsi, devenu roi à son tour, exerça le même despotisme sans frein. Sa parole faisait loi ; les personnes et les biens de ses sujets étaient sa propriété. Nul n'osait le contredire; on n'en approchait qu'en rampant. Quand il dormait ou s'asseyait pour se reposer, une troupe de courtisans l'adoraient dans un respec-

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