Cook, ibid., vol. IX
gustes pieds ^ Pendant leur sommeil, des femmes leur tapotaient mollement les cuisses*. Les mains, qui avaient touché les pieds du roi, étaient tabouées; il fallait les laver avant de s'en servir. Aux îles Samoa, quand on traversait une pièce où un chef était assis. Ton devait passer le corps courbé et la tète basse\ Aux îles Sandwich, les grandes pirogues des chefs ne se dérangeaient jamais de leur direction pour les vilains et coulaient, sans y prendre garde, les petites embarcations du vulgaire (Cook, 3* voy., Hist. univ. voy.^ vol. X, 327), etc.
Ces traits de mœurs sont typiques et éloquents par leur brutalité même. En réalité le même fond de servilité d'un côté, de prépotence de l'autre, se retrouve à des époques et chez des races beaucoup plus civilisées ; mais alors il se dissimule ; il est masqué par un vernis raffiné : les sauvages polynésiens sont plus sincères et nous renseignent sans aucune fausse honte sur leur état mental.