Mocrenhout, Loc. cit., yo\. II
latent le chef Shongui, en lui disant : < Viens ici; viens ici. Dieu ^ (Aire mai; aire mai, Ataua). A la mort des* chefs polynésiens, leurs ombres étaient déifiées et on leur adressait des prières* ; on sacrifiait sur leurs tombes, pour les apaiser, car ils avaient dû mourir par sortilèges, des femmes esclaves. Leurs veuves ne pouvaient se remarier ^ Un chef affirmait que le dieu du tonnerre résidait sur son front'. Un tatouage spécial et compliqué de la face et des fesses distinguait ces êtres plus qu'humains *. Un chef néo-zélandais ne pouvait sans se déshonorer porter le plus léger fardeau ou se chauffer au même feu que les inférieurs^. Les Taîtiens du peuple éprouvaient pour leurs chefs des sentiments de vénération superstitieuse. Les grands avaient sur le vulgaire droit de vie et de mort. Un chef, qui avait assommé un vilain dans un moment de vivacité, entra en fureur, quand on lui dit qu'en Angleterre il serait pendu pour ce fait si insignifiant^, si naturel.
Le roi polynésien était considéré comme la personnification d'un dieu ^. Ason avènement, tousles chefs changeaientde nom ^; quand il prenait ses repas, des femmes lui portaient les morceaux à la bouche*. — A Tonga, on se prosternait devant les chefs; on leur touchait la plante des pieds avec la paume et le dos des mains *^. Les courtisans les plus zélés s'accroupissaient devant eux et même allaient plus loin encore en glissant leur tète sous la plante de leurs au-