Les Patriotes et les Jacobins, par Ad. Lhvak, I, p
LA RÉVOLTJTION FRANÇAISE.
par la révolution et le régime de communisme national qu'elle a inauguré : la première réside dans l'augmentation
rateurs prétendent qu'il lui a dù ses succès. Aujourd'hui, il est bien plus certain qu'il lui doit ses revers.
« C'était surtout la nourriture des chevaux qui manquait. On précipita quatre cent mille hommes et plus de cent mille chevaux sur la Lithuanie. Aussitôt les feux s'allument, ime ligne d'incendie et de dévastation marque la route de l'armée depuis le Niémen jusqu'à Wilna. Le royaume de Prusse, quoique ami, avait été aussi très maltraité.
« Poiu" suppléer au défaut des fourrages, on avait fauché les blés et mis les chevaux au vert. On ne leur en flt pas faire un pas de plus : un orage affreux survint et voilà dix mille de ces malhciireux animaux morts : Irurs cadavres ont pendant six mois empesté la route de Kowno à Wilna, d'où ils détournaient le.s voyageurs... La seule chose que j'ose me permettre de ilire, c'est que pendant sept mois que j'ai siégé au conseil de Varsovie, il s'est écotdé bien peu de jours dans lesquels les récils les pliis affligeants ne soient venus jeter la consternation parmi nous. .Je me souviens que le ministre des finances m'annonça lin jour deux de ses proches p.ireiits, échappés de la dévastation de leurs biens situés en Lithuanie, à (pielque chose de pire que le massacre de leurs familles; qui, dépouillés et laissés mis sur un tronc d'arbre, devant leurs habitations en cendres, étaient devenus le but des coups de soldats enivrés de désordres et de boissons fortes; et qu'en définitive, l'ébranlement que tant de secousses avaient donné à leur raison, mit dans un état qui leur interdisait de se montrer. Un autre jour, c'était des enfants brûlés... Toutes ces horreurs provenaient du système aussi aljsiirde qu'inhumain de faire la guerre sans magasins. On a créé ce genre, qui est devenu le fléau des armées comme celui des peuples, qui a tué l'art de la guerre et qui a relégué jiresque tous ceux qui suivent cette profession, jadis si noljle, dans le nombre des animaux féroces. Celui qui a ainsi dépravé le cœur si généreux des guerriers, qui par là a centuplé les calamités inséparables de la guerre, a mérité les malédictions du genre humain... Qu'on me permette de m'arrèter et de demander qui a pu inspirer aux militaires français cet esprit de rapacité inconnu à leurs devanciers; cette soif du l)utin, ce mépris de toutes les lois de la société, qui font que, du jour qu'un homme revêt l'habit militaire, il a trop souvent le malheur d'abjurer tous les sentiments d'humanité, de justice, dont il se montrait pénétré auparavant, ce qui rend le choix fort embarrassant entre celui qui se dit le défenseur et celui qui se déclare ennemi? Le besoin, l'exemple et l'impunité de ces horriljles mœurs créées par la révolution et perfectionnées par la méthode de guerre de Napoléon.
« Du jour que des milliers d'hommes sont aux prises avec le besoin, qu'on les pousse sur un pays qu'on leur montre comme leur magasin, qu'ils ont les moyens de la force, ils appellent de tout à la force, ils deviennent des brigands féroces, parce qu'ils ont été des soldats négligés dans leur administration : or, qu'on mesure la masse de maux et de corruption qui doit suivre de l'application de cette pratique à un peuple de soldats. C'est bien évidemment à ceux qui ont créé le besoin de ce désordre qu'il faut demander compte des excès qu'il entraine à sa suite. Cette méthode est aussi insensée qu'elle est barbare. Parce qu'elle a réussi en Lombardie, dans la grasse Autriche, on la porto en Russie, en Pologne, à Dresde ; on l'applique à
continue des charges que ce régime impose aux nations civilisées, la seconde dans le développement de la grande industrie et la généralisation de la concurrence industrielle.
Nous avons constaté que la recrudescence de l'état de g'uerre et la multiplication des attributions du gouverne-
400,000 hommes comme à 50,000 hommes; on la maintient en son propre terrain; on ruine ceux qu'il faudrait protéger : qu'arrive-t-il? Deux superbes armées périssent; la troisième expire de besoin au milieu des contrées les plus fertiles de France. Avec ces armées croident la gloire, la puissance ; l'existence même tient à un fil; et tandis qu'on aspirait aux hommages de l'univers, on reçoit sur des monceaux de cadavres et de ruines la plus eff)'ay;nite punition de la plus détestable dépravation d'esprit et de cœur qui fut jamais...
« Ce défaut d'administration a coûté, à l'armée française de Russie et de Dresde, trois fois plus de monde que les combats. Dès le début de la campagne, l'armée entière fut attaquée de la dyssenteric : elle manquait de pain ; le soldat, croyant y suppléer par l'abondance des viandes, périssait par milliers. Il n'y avait aucun appi'ovisionnement de rien; ce n'est qu'à la fin de la campagne qu'il en est arrivé par Trieste. Le corps d'armée bavarois, fort de 23,000 grands et beaux hommes à l'ouverture de la campagne, était réduit, à la fin d'octobre, à 2,000 hommes présents sous les armes; le reste avait péri ou encomln'ait les plus misérables hôpitaux qui furent jamais...
A ces mœurs barbares des armées « sans magasins » de la République et de l'Empire, l'auteur d'ime biographie impartiale du duc de Wellington, M. Jules Maïu'el, oppose la manière d'agir du « duc de fer » à son entrée en France. « Quand il eut passé la Bidassoa et la Nivelle, les Espagnols commirent des excès déplorables dans les villages de la frontière. Voici de quel ton il avait signifié tout d'abord son mécontentement aux généraux espagnols : « Je n'ai pas perdu vingt mille hommes depuis le début de la campagne et je n'ai pas conduit mon armée en France pour que les soldats aient le droit de piller et de vexer les j)aysans français. Mettez-vous dans la tète que j'aime mieux commander ime petite armée si elle se conduit bien qu'une grande armée si elle se conduit mal... » Il ne change pas de ton quand il fait ses doléances aux ministres anglais : « Si j'avais vingt mille bons soldats espagnols sous mes ordres, je prendrais Bayonne; si j'en avais quarante mille, je ne sais pas oii nous irions. Je les ai, ces vingt mille et ces quarante mille bons soldats espagnols, mais ils ne sont ni nourris ni payés ni vêtus par le gouvernement; si je le? fais marcher, ils pilleront, et s'ils pillent, tout est perdu. » Voyant que ni les menaces, ni la potence, ni la fusillade, ne suffisaient pour rétablir l'ordre, "Wellington s'était décidé à mettre à la queue de l'armée et à renvoyer en Espagne toutes les armées espagnoles qui étaient sous ses ordres et qui ne comptaient pas moins de quarante mille hommes, d'ailleurs excellents soldats. Il était en pays ennemi >' il jouait le rôle de conquérant et il aimait mieux couper son armée en deux que de souffrir le désordre et le pillage. C'est ainsi que, pendant le mois de décembre 1813 et le mois de janvier 181't, il avait campé sur le territoire français avec la seule armée anglo-portugaise. Les batailles sanglantes qu'il livra sous les murs de Bayonne étaient demeurées sans résultats, parce qu'il
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ment ont eu pour résultat nécessaire l'augmentation croissante des dépenses publiques. Non seulement les budgets de tous les Etats civilisés, en y ajoutant ceux des communes, des départements ou des provinces, ont suivi , depuis la révolution , une progression plus rapide que celle du nombre et des ressources des populations qui en
n'avait plus assez de monde poin' faire uue guerre d'invasion. Mais il avait pris un ascendant irrésistililo sur les Basques et sur toutes les populations de la frontière. Et peu de temps après , le maréchal Suuil déclarait aux ministres do Napoléon qu'il ne fallait pas songer à ime levée en masse, attendu que les paysans emportaient leur argent et emmenaient leurs troupeaux, pour aller chercher protection dans les lignes de l'armée anglaise. »
Wellington se bornait, au surjilus, à suivre les usages qtii avaient commencé à prévaloir dans les guerres des peuples civilisés depuis le xvn'= siècle. <( Le pillage et l'incendie du Palatinat, qui eussent été considérés, un siècle auparavant, comme un foit ordinaire de guerre, soulevèrent alors l'opinion de l'Europe contre Louis XIV. Les chefs d'armée se contentent désormais de lever des contributions en pays ennemi, et ils s'entendent même pour ne point les rendre trop onéreuses aux populations. « (Vattel, le Droit des gens, t. I, liv. III, chap. IX.) Auxvnic siècle, on fait un progrès de j)lus. On s'abstient de toucher aux propriétés publiques quand elles ne font point partie de l'appareil militaire. C'est ainsi que le grand Frédéric, s'étant emparé de Dresde, respecta le magnifique musée de cette ville. Enfin, en 1783, les États-Unis et la Prusse concluent un traité d'alliance par lequel elles stipident que les garanties les plus complètes seront accordées à la propriété privée, en cas de guerre »
Mais la révolution devait faire rétrograder les usages de la guerre comme tout le reste. Aux déprédations des armées obligées de vivre sur le pays ennemi, ajoutez les décrets odieux de la Convention -, la tyrannie et les exactions des délégués des Jacobins, plus tard le despotisme des fonctionnaires impériaux et la cruauté des répressions 3, et vous aurez l'explication des sentiments de malveillance et d'hostilité qui ont succédé, depuis la révolution, aux sympathies des peuples pour la France.
1. Questions d'économie politiqui; et de droit public. Les progrès réalisés dans les usages de la guerre, t. II, p. 277.
2. Décret du 7 prairial an II, rendu sur le rapport de Barrère et voté avec uue adresse aux armées.
Art. 1"'. Il ne sera fait aucun prisonnier anglais ou hanovrien. Art. 2. L'adresse et le décret seront imprimés dans le Bulletin et {envoyés a toutes les armées.
3. Tentative d'assassinat sur Napoléon à Soliœnbrunn. « Cet homme, dont j'ai oublié le nom, fut conduit dans les prisons de Vienne, où ou le garda au secret pendant quelques jours, lui faisant éprouver la privation du sommeil, lui donnant des fruits pour nouiTiture afin d'art'aiblir sa constitution et de le forcer à révéler le nom de ses complices. Il persista à ne rien avouer et à se vanter de son projet. Il fut jugé par une commission militaire et fut fusillé. Voilà le fait tel qu'il s'est passé. »
De Bausset, Mémoires anecdotiques sur l'intérieur du palais, etc.
font les frais, malgré l'accroissement considérable de la productivité du travail dans la plupart des branches de l'activité humaine, mais encore ces budgets se sont soldés par des déficits, dont l'accumulation a produit une dette de plus de cent milliards. En supposant que le régime politique actuel continue de subsister et de produire le même contingent de guerres et de révolutions, que la compétition des partis continue aussi de provoquer le même développement des attributions de l'Etat, — et nous avons remarqué qu'à mesure que la classe exploitante de l'Etat devient plus nombreuse, elle exige un butin plus volumineux d'emplois rétribués, — on verra s'élever, suivant une progression correspondante , le chiffre dos dépenses et des dettes publiques. 11 est permis d'affirmer que d'ici à un siècle les budgets des Etats civilisés auront triplé et que le chiffre de leurs dettes aura dépassé 200 milliards. Cette progression de l'augmentation des budgets et des dettes publiques dépassant celle de l'accroissement des revenus particuliers, un moment viendra où le fardeau de l'Etat excédera les forces qui le supportent. Alors, de deux choses l'une , ou il faudra diminuer ce fardeau , ou les populations qui en seront chargées périront à la peine.
Cependant une autre cause agira dans Fintervalle, avec une puissance croissante, pour nécessiter l'abandon de ce régime rétrograde et l'établissement d'un système de gouvernement, en harmonie avec l'évolution de la grande industrie et de la concurrence. En dépit de tous les obstacles, cette évolution continue de s'opérer, la machinery de la production se transforme, les entreprises se spécialisent et s'agrandissent, en exigeant par là même un débouché de plus en plus étendu. Le progrès des moyens de communication et d'information satisfait à ce besoin de l'industrie grandissante. Aux marchés morcelés et limités par l'obstacle des distances, la difficulté et la cherté des transports.
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l'insuffisance de la sécurité, succède peu à peu un marché universel où, en dépit des barrières douanières, toutes les nations versent leurs produits et se font concurrence. Mais cette lutte, à laquelle aucune nation ne peut se soustraire, à moins de s'isoler absolument et de se condamner, — en admettant que cet isolement soit possible, — à conserver le matériel inférieur de la petite industrie, on ne peut la soutenir qu'à une condition : c'est de produire et de mettre au marcbé ses produits à aussi bas prix que ses concurrents. Or il ne faut pas oublier que le point vers lequel gravite incessamment avec une force d'impulsion irrésistible le prix du marché c'est la somme des frais de la production, et que les charges provenant des impôts, des monopoles et des privilèges s'incorporent toujours, d'une manière ou d'une autre, dans ces frais. Il ne faut pas oublier, non plus, que sous l'influence de la facilité croissante des déplacements, tous les autres éléments des frais de la production ou des prix de revient tendent à s'égaliser : les inventions et les méthodes industrielles passent d'un pays à un autre avec les capitaux, l'intelligence technique et la maind'œuvre. Il n'y a que les inégalités provenant des charges publiques, des monopoles et des privilèges qui ne se comblent point. Cela étant, que doit-il arriver? C'est qu'à mesure que la concurrence internationale se généralisera, les industries des pays les plus grevés seront moins en état de lutter avec celles des pays les moins grevés. Un moment viendra donc oii il faudra qu'elles renoncent à une lutte inégale, que les entreprises se liquident ou succombent, en entraînant la ruine et la dépopulation du pays, à moins que l'on ne diminue les frais et les charges qui surélèvent les prix de revient. A cet égard, la concurrence industrielle universalisée est destinée à remplir le rôle qui était dévolu, sous le régime de la petite industrie, à la concurrence politique et guerrière. Déjà, malgré les obstacles naturels ou
artificiels qui entravent son expansion régulière, on ne peut méconnaître son influence. Celle-ci serait bien plus sensible encore si toutes les nations civilisées n'étaient point entraînées, quoique à des degrés divers, dans le mouvement de rélrogression politique, qui détermine Taugmentalion des frais de gouvernement. Cependant quelques-unes, l'Angleterre et les Etats-Unis en tête, ont pris un avantage qui devient chaque jour plus sensible : l'Angleterre en se débarrassant du régime protecteur, les Etats-Unis en respectant la liberté de l'industrie et du crédit, enfin et surtout, en exemptant, à l'exemple de l'Angleterre, le travail de la corvée militaire'. La concurrence
1. « Si la civilisation était encore un monopole exclusif des anciens États européens ou si toutes les nations qui représentent aujourd'hui la société chrétienne sur les divers points du globe s'abandonnaient avec un égal acharnement à la ruineuse émvdation des armements exagérés, nous croyons que la vieille Europe, se plaçant à un point de vue piirement égoïste, pourrait ne pas désespérer de son avenir. Alors, en effet, cette antique citadelle de la civilisation, qui a su résister aux invasions des barbares, à l'anarchie de la féodalité et à l'oppression des grandes monarchies absolutistes, saurait peutêtre traverser l'âge transitoire de la pais armée, et dans le malaise commun, garder son rang à la tête' des peuples. Mais tandis qu'elle s'affaisse sous le poids des dépenses militaires, d'autres nations plus heureuses ou plus habiles s'élancent à la conquête du progrès, sans l'encombrant bagage de nos préjugés, de nos abus et de nos misères.
« Songeons à ces États-Unis, grandissant avec une rapidité à donner le vertige... Songeons ensuite à l'Australie, autre témoignage de ce génie colonisateur qui semble faire des Anglo-Saxons la pépinière des sociétés futures. Pourrons-nous lutter, avec nos dettes, notre bureaucratie, contre ces nations plus jeunes et plus nombreuses, qui alors nos égales en lumières et en civilisation n'auront pas à combattre comme nous l'héritage d'un passé onéreux.
« Sans doute, ces États qui devront leur supériorité à la paix ne viendront pas nous asservir par la force. Mais la violence leur sera-t-elle nécessaire? On voit souvent dans les forêts des insectes destructeurs s'attaquer aux arbustes d'apparence les plus sains et les plus vivaces. La plante s'affaiblit et se dessèche, son feuillage tombe, son développement s'arrête. Cependant elle n'en meurt pas et, quand enfin le parasite succombe ou disparait, il semble qu'elle va reprendre, avec sa vigueur passée, le mouvement interrompu de sa croissance. Mais, pendant qu'elle languissait, d'autres plantes ont grandi aux alentours et bien que ces nouvelles venues dominent à peine de quelques pouces l'arbuste retardataire, elles vont le faire périr sans même l'effleurer de leurs rameaux, par ce seul fait qu'elles lui enlèvent une part d'air et de soleil pour s'en abreuver à ses dépens. Telle est la destinée qui
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américaine a fait son apparition sur le marché général des produits agricoles, et lorsqu'elle possédera l'auxiliaire de la liberté commerciale, elle ne tardera pas à la faire sur le marché des produits industriels. Il faudra bien que l'agriculture et Findustrie du vieux continent se mettent en mesure de la soutenir. On commencera, on a déjà commencé à demander, pour les protéger contre cette concurrence envahissante, des droits compemateiirs, destinés, comme leur nom l'indique, à combler l'inégalité des prix de revient. Mais les droits compensateurs, accordés à l'agriculture, augmentent les frais de production de l'industrie; accordés à l'industrie, les frais de production de l'agriculture; accordés cà l'une cl à l'autre, ils élèvent tous les prix de revient de manière à rendre plus difficile et finalement impossible à l'ensemble des produits agricoles et industriels l'accès du marché général. Après avoir eu recours à cet expédient et à d'autres, on s'apercevra enfin que le seul moyen de soutenir une lutte à laquelle il est désormais impossible de se soustraire, c'est de diminuer le fardeau des charges qui grèvent la production. Il se créera alors, en dehors des partis politiques, une opinion de plus en plus hostile à la guerre, à l'accaparement des industries et des services par l'Etal, aux subventions, aux monopoles et aux privilèges. Cette opinion d'intérêt général aura, sans aucun doute, une lutte acharnée à soutenir avec les intérêts particuliers engagés dans le régime actuel. Elle succombera, selon toute apparence, dans les pays où ils ont acquis une posi-
menace l'Europo, si ccllo-ci s'obstine à accumuler sur nos tètes les charges qui entravent déjà notre essor. Il sera trop tard quand elle verra des nations déjà supérieures en ressourres, sinon en nombre et en consistance, lui circonscrire peu à peu la place qu'elle occupe encore au soleil do la civilisation. »
GoBLET d'Alviella, Désarmer ou déchoir, p. 13u. Dès 183Î), Cobdcn avait déjà prévu la concurrence américaine et ses elïcts. Voir son admirable brochure : England, Ireland and America by a Manchester manufactures.
lion presque inexpugnable et dont la décadence deviendra sans remède; elle l'emportera ailleurs, et elle aboutira, par l'emploi de la méthode évolulionniste, à la constitution du régime politique approprié aux conditions d'existence des sociétés vivant de la grande industrie.
Quel sera ce nouveau régime, voilà ce qu'il nous reste à rechercher.