Le Siècle, 8 août
192 l'évolution politique de l'espagne
des guerrilleros hardis ; quand Ferdinand VII inaugura sa politique réactionnaire en 1814, ils prirent pour mot de ralliement la Constitution relativement libérale de 1812. Le roi rétablit Flnquisition et soumit chaque province à un capitaine général qui poursuivait tous les intellectuels soupçonnés de quelques idées libérales ; le géographe Antillon périt dans la prison de Saragosse *.
Les exécuteurs de ces hautes œuvres n'étaient pas ceux qui avaient combattu Tinvasion française ; ceux-ci étaient tenus à Técart.
Quant aux soldats, on ne les payait pas, mais on leur faisait réciter le rosaire et on leur enseignait la théorie de la prise de l'eau bénite à l'église.
Espoz y Mina tenta un soulèvement dès le mois de septembre 1814 ; mais il échoua devant Pampelune et se réfugia en France.
Quelques mois après, Porlier, dit « El Marquesito », ancien chef de guerrillas, condamné à quatre ans de prison pour avoir combattu la réaction, trouva de l'appui auprès d'officiers, se rendit maître de la Goro-