NARVAEZ, O'DONNELL ET PRIU
baptême du sang à vingt et un ans en défe dant la liberté ; j'aurais voulu dans toul les occasions sacrifier ma vie à un princi si grand, si régénérateur pour l'Espagne. J toujours été ferme dans la voie constitutic nelle; et si parfois j'ai semblé moins déci en faveur du principe libéral, c'est que cherchais l'ordre. » En parlant ainsi, Ni vaez était certainement de bonne foi.
considérait comme des peccadilles les mo< fications qu'il apportait de lui-même à constitution et sa façon de gouverner a> l'état de siège, en étouffant la presse et supprimant toute garantie de la liberté in viduelle.
Prim avait en 4854 appuyé la politiq d'O'Donnell. Chargé d'un commandera* dans la guerre du Maroc, il s'y distingua revint marquis de Los Castilesjos et gra d'-Espagne. Il fut nommé ensuite général chef de l'armée espagnole du Mexique
236 l'évolution politique de l'espagne
prudemment s'en tint aux termes de la convention de Londres.
De retour en Espagne, il se mit en opposition avec Narvaez et O'Donnell. Forcé de s'exiler, il fomenta l'insurrection de 1867, mais il ne put faire sa jonction avec Pierrad et Contreras qui avaient soulevé la Catalogne.
Après la mort de Narvaez, sous le ministère Gonzalez Bravo, la reine Isabelle, sorte d'hystérique partageant ses affections entre son favori Marfori et la sœur Patrocinio, dont elle revêtait les chemises sales, se laissa de plus en plus dominer par les jésuites et se lança dans une efiFroyable tyrannie. Plus de dix mille personnes, parmi lesquelles se trouvaient tous les journalistes de quelque valeur, étaient en prison.
Si ce gouvernement remplissait les prisons, il vidait le trésor. La reine donnait environ treize millions de francs de dot à sa fille en la mariant au prince Girgenti, fils de Ferdinand de Naples. En même temps, la reine Isabelle dans son discours du trône à l'ouverture des Certes déclarait « que l'Espagne avait offert