LES RÉPERCUSSIONS ÉCONOMIQUE? DE LA GUERRE
de Cuba, s'élèverait à 4.196 millions de pesetas.
La dette de Cuba est de plus de 1.700 millions de francs, dont 230 millions sont dus au Trésor espagnol.
D'après M. A. Neymarck, qui a fait des études si complètes sur la statistique des valeurs mobilières, voici comment les valeurs financières et industrielles espagnoles se répartissent :
La valeur nominale des titres cotés à la Bourse de Paris, sans compter les obligations Cuba 3 0/0 et 5 0/0, représenterait un total nominal de plus de 2.900 millions ; la valeur réelle, d'après les cours cotés, déduction faite des titres amortis, serait d'environ 1.200 millions.
M. A, Neymarck estime que l'ensemble des placements effectués par la France en Espagne, tant en fonds publics qu'en valeurs de chemins de fer ou sociétés diverses, dépasse 2 milliards et demi, si même il n'atteint pas 3 milliards, pouvant se décomposer comme suit : 1 milliard à 1 milliard i /2 en rentes ou fonds espagnols garantis par
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4 l'Évolution politique de l'espagne
FEtat : 1.500 millions à 2 milliards en valeurs diverses, actions et obligations : c^est donc environ 125 à 150 millions par an que les capitalistes français doivent percevoir de leurs placements, en fonds espagnols et valeurs diverses.
Dans la dépréciation qui résulte des événements politiques, il y a lieu de distinguer entre les fpnds du gouvernement espagnol et les valeurs des Compagnies de chemins de fer et des grandes Sociétés industrielles et minières, comme le Rio- Tinto, Tharsis, Escombrera, Pennaroya, etc.
Le change est de 56 0/0, c'est-à-dire qu'en échange dé 100 francs en or français ou en billets de banque français on vous rend 156 francs. La dette extérieure est tombée hier à 32 fr. 50.
Voici l'importance du commerce français avec l'Espagne :
Pendant la période de 1887 à 1891, nos exportations en Espagne étaient, en moyenne, de 850 millions de francs, et nos importations de 870 millions. De 1892 à