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LES RÉPERCUSSIONS ÉGONOMIQ S DE LA GUERRE

1896, la moyenne est tombée à 707 millions pour les exportations et 748 pour les importations.

L'importation des vins, des minéraux, des laines, représente à peu près 75 0/0 ; nos principales exportations sont les tissus de soie, de laine, de bois communs, de produits chimiques, de tabletterie, de meubles et d'ouvrages en métaux et de machines.

Le blé est en hausse sur le marché de Paris. Il a dépassé 30 francs : et il est possible que la guerre augmente ce prix, et il viendra un moment où les consommateurs de pain se lasseront de payer un impôt privé aux propriétaires.

Cette hausse du prix du blé ne viendra point de ce que l'Espagne pourra interrompre les communications maritimes entre l'Europe et les Etats-Unis. Des imaginations promptes à grossir les périls ont déjà évoqué la -guerre de course ; mais, bien que ni les Etats-Unis, ni l'Espagne, avec le Mexique, n'aient adhéré à la convention de 1856, 'pour faire la guerre de

course il faut des corsaires.

l'évolution politique de l'espagne

Le dernier corsaire célèbre appartenait aux Sécessionnistes : c'était V Alabama^ que j'ai vu couler par le Kerseage^ un beau jour d'été, en 1864, devant Cherbourg. Chaque fois qu'un corsaire se rencontrera avec un navire de guerre, il aura le même sort.

Un corsaire du temps de Jean Bart et Duguay-Trouin, même du temps de Surcouf, était facile à armer. Une barque ou un brick, un voilier, avec quelques canons et un équipage de loups de mer, se lançait à travers les mers à la rencontre de bâtiments de commerce qui, chargés, avaient toujours une vitesse inférieure.

Maintenant il faudrait des navires à vapeur ayant une vitesse supérieure à celle des paquebots, coûtant cher, en admettant qu'on en trouve de disponibles.

Les Etats-Unis n'ont pas d'intérêt à faire la course contre les navires espagnols, car iïs ne sillonnent pas les mers. Ils ne sont qu'au nombre de 427 steamers, représentant 313,000 tonnes. Les navires à voiles représentent 172,000 tonnes.

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M. Marcy, secrétaire d'Etat des Etats- Unis, dans la note du 28 juillet 1856, déclara que, si la propriété privée ennemie était respectée sur mer comme elle Test en principe sur terre, les Etats-Unis renonceraient à la course.

Enfin, les Etats-Unis et FEspagne ont accepté trois des règles de la convention de 1856 :

1" Le respect de la marchandise ennemie sous pavillon neutre ; 2'' de la marchandise neutre sous pavillon ennemi ; 3® la nécessité du blocus effectif.

Par conséquent, les Etats-Unis et l'Espagne ont accepté le principe du traité de Paris que le pavillon couvre la marchandise, sauf la contrebande de guerre. Les Etats-Unis viennent de confirmer cette acceptation.

Il reste encore aux belligérants le droit de visite, leur permettant de s'assurer de la nationalité des bâtiments et de la nature de leur cargaison.

Voici comment se pratique cette formalité. Le* navire de guerre, apercevant un

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bâtiment de commerce, lui signale rordrè d'avoir à hisser son pavillon, puis celui de donner son nom. Au moyen du régis ter, le navire interpellant contrôle la réalité des deux déclarations, examine les dimensions du navire, etc. Si le résultat de ses investigations laisse un doute, un coup de canon oblige le bâtiment suspecta se laisser visiter ; s'il refuse, on le capture ou on le coule à coups de canon.

Si, au contraire, la visite du bâtiment se fait, la première question qui se pose est celle de savoir où commence et où finit la contrebande de guerre, en d'autres termes quelles sont les marchandises dont le transport peut ou doit être considéré comme contrebande. Pour les armes, les munitions, pour tout matériel de guerre proprement dit, il n'y a pas de doute.

Le charbon est maintenant considéré comme contrebande de guerre. l'Angleterre yient de le déclarer de nouveau à l'Espagne.

Mais le fer, les vivres sont-ils contrebande de guerre? Ces questions sont livrées à la discussion des auteurs en temps de paix et à

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