‹ L'évolution religieuse comtemporaine chez les Anglais, les Américains et les Hindous [microform]Chapitre 66 sur 135 · POINTS FAIBLES DE LA THÉOLOGIE DE CHA^'^;I^'G · texte numérisé non relu

POINTS FAIBLES DE LA THÉOLOGIE DE CHA^'^;I^'G

n'avaient rien à craindre du libre examen? C'est là un problème qu'il n'est ni possible de résoudre, ni même équitable de poser. Channing, comme tous les unitaires américains de la première génération, restait fidèle à la théologie de Locke, qui, comme on l'a vu plus haut, cherchait dans les miracles les preuves, sinon les titres de la révélation, tout en laissant aux procédés habituels de la raison le soin d'en interpréter le sens et d'en préciser la portée.

On saisit aisément le point faible de cette argumentation, qui reposait tout entière sur la validité des témoignages historiques en faveur des miracles . Mais il faut se rappeler qu'au commencement de ce siècle, tout était à créer dans l'exégèse biblique, et d'ailleurs les premiers unitaires du nouveau monde, absorbés par leur lutte contre le calvinisme, avaient ashez à faire d'extirper les superfétatious parasites de la révélation primitive. C'est à l'heure où cette controverse commençait à s'apaiser par l'effet d'une lassitude réciproque, qu'arrivèrent simultanément d'Allemagne les premiers résultats d'une critique religieuse désormais émancipée du dogme et les théories idéalistes de l'école de Kant, alors dans tout l'éclat de sa popularité. Le mouvement d'idées que ce double levain suscita parmi les unitaires de la seconde génération ne tendait à rien moins qu'à fonder une religion nouvelle sous le couvert du christianisme. Nous voulons parler de la doctrine à laquelle les Américains donnèrent le nom de transcendantalisme.

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