PERSISTANCE DES PRÉJUGÉS DE CASTE
réforme, la partie la plus importante du culte, c'està-dire la récitation des textes sacrés, s'y passait entre brahmanes, à portes fermées, et les adeptes d'autre caste n'étaient admis qu'à l'audition du sermon et des hymnes. Désormais le Brahma Samâj n'admit plus de distinction entre les fidèles, et il en fut récompensé par les nombreuses adhésions qui lui arrivèrent, non seulement de Calcutta, mais encore de la province. Cependant, telle est la persistance des préjugés sociaux que la plupart des brahmaïstes restaient toujours soumis aux prescriptions de caste sanctionnées par l'ancien culte, notamment dans l'importante question du mariage. Bien plus, d'excellents esprits — qui, du reste, se retrouvent ailleurs que dans l'Inde et chez les brahmaïstes — continuaient à pratiquer dans leur famille, par pur respect humain, des cérémonies, que, dans le Brahma Samâj, ils dénonçaient comme contraires à la raison et à la dignité humaines. C'est que les convictions des brahmaïstes manquaient encore de cette ferveur, prête à tous les sacrifices, qui, mal réglée, aboutit trop souvent à l'intolérance, mais qui n'en est pas moins indispensable au succès de toute grande réforme, religieuse ou sociale. Le Brahma*Dharma était surtout la formule d'une philosophie : il était réservé à Keshub Chunder Sen d'en faire l'évangile d'une religion.
et il a créé cet Univers. II. Dieu estintelligent.infini. bienveillant.éteriiel; il gouverne lUnivers, il est omniscient, omniprésent, le refuge de tous, sans corps, immuable, unique, sans second, tout-puissant, existant par luimême et au-dessus de toute comparaison. III. C'est en le vénérant, et en le vénérant seul, que nous pouvons atteindre la suprême béatitude dans ce monde et dans l'autre. IV. L'aimer et accomplir les œuvres qu'il aime constituent le culte que nous lui devons.