CHAPITRE III
Le mouvement deB idésB dani le proteitantiime orthodoxe.
Sâctes du pi-oteetautiEine anglais d'après le recensement de 1883. — L'Ëglise anglicane : son organisation, ses ressources, ses forcée, eea privilèges. — Ses partis religieux. — Ëtroitesse théologique et activitâ philanthrppîque de l'Ëglise basse. — L'Ëgliee haute. — Signification réactionnaire du mouvement puseyiste. — Le ritualisme anglican et les conquêtes de l'Église romaine. — Formation de l'Ëgliae large: son écoie symbolique et son école critique. — Retentissement des Essag» and Reviews. — Le Pentateuque et l'éTéque Coleueo. — Le doyen Stanley. — Tendance croissante à expliquer les miracles par des causes naturelles. — Déclin des dogmes. — Opposition au symbole d'Atbanase. — Fausse position des chefs de l'Ëglisa large. — Révision éventuelle des XX?CIX articles. — Mouvement pour la séparation de l'Ëglise et de l'Ëtat. — Résultats probables du disestablishment en Angleterre, — Statistique des sectes orthodoies non conformistes. — Méthodistes. — Baptistes. — Le presbytérianisme en Ecosse et en Angleterre. — Congrégationalistes. — Sectes de moindre importance.
— Caractère général du Dissent. — Mouvement des idées dans les sectes les plus rigides. — Schismes et expulsions. — Progrès du rationalisme dans les Ëglises accessibles i. des modiâcations théologiques.
— Affaiblissement de l'esprit sectaire. — 'L'Alliance évangélique. — Rapprochement des Eglises pour des œuvres de phUanthropie et do moralité. — La barrière des Confessions de foi.
« S'il n'y avait en Angleterre qu'une religion, a dit Voltaire, son despotisme serait à craindre; s'il n'y en avait que deux, elles se couperaient la gorç;e; mais il y en a trente, et elles vivent en paix et heureuses. » — Voltaire, cependant, n'évaluait pas au vinglième la partie de la nation qui se trouvait hors de l'Eglise anglicane,et il estimait que celte dernière était
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destinée à engloutir (outès les autres sectes. Jusqu'ici, les événements n'ont guère justifié sa prédiction. Au recensement oflBciel de 4882, il existait en Angleterre et dans le pays de Galles ceot quatre-vingt-six sectes ou dénominations distinctes, dont douze avaient surgi depuis l'année précédente^ alors qu'une seule avait disparu dans la même période. Il convient, néanmoins, de faire observer que beaucoup de ces « dénominations » se distinguent uniquement par le nom, le but ou l'orçanisation. Ainsi, sur les douze nouvelles communions qui se sont formées du l*"" septembre 1881 au 31 août 1882, il y en a huit qui sont simplement des espèces de confréries, se rattachant aux formes militaires si bizarrement iutroduites dans la propagande religieuse par l'Armée du salut. Ce sont : l'Armée particulière du Roi [Army ofthe King'sOwn) ; l'Armée chrétienne {Christian Army); l'Armée de l'Évangile et de la Tempérance au ruban bleu (Gospel Tempérance Blue Ribbon Army); l'Armée de la Sainteté (Holiness Army); l'Armée de l'Hosannah {Hosannah Army); l'Armée rachetée {Redeemed Army); l'Armée royale de l'Évangile {Royal Gospel Army), et la Flotte du Salut {Salvation Navy). Parmi les quatre autres, il eu est encore deux qui paraissent être des congrégations purement évaDgéliques : les Christian Evangelisls et les Christian Pioneers; la troisième est une congrt^ation rationaliste, les Alethians, et la dernière, uDe congrégation calviniste, Calvinistie Independents .
D'autre part, un certain nombre de sectes particulières ne représentent qu'une subdivision des grandes branches du protestantisme. Ainsi, les méthodistes
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