‹ L'évolution religieuse contemporaine chez les anglais, les americains et lesChapitre 26 sur 135 · ËHANCIPATIOM DES SECTES DISSIDENTES 9K · texte numérisé non relu

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te corps entier vers iine couche différente de l'atmosphère théologique et qui diminue la distance entre les méthodes religieuses des puritains et celle des rationalistes. « Nous avons constaté plus haut, par le langage du Christian Standard, que les organes orthodoxes reconnaissent le fait, en le déplorant.

Il n'est pas jusqu'aux presbytériens d'Ecosse chez qui ne décline la foi au surnaturel, comme l'ont constaté, dans ces derniers temps, de bruyants procès en hérésie intentés à des ministres et même à des professeurs de théologie. Le correspondant écossais de la Britisk and Foreign Vnitarian ^Association constatait, en 1882, que les droits de la critique biblique commencent à être admis dans les Églises écossaises. « 11 est difficile, ajoutait-il, de résister à la conviction que le jour n'est pas fort éloigné oi\, du consentement des fidèles, les barrières doctrinales seront renversées et où un pas décisif sera fait, siuon jusqu'à nous, du moins dans notre direction ', »

Un fait récent montre combien ce jugement était fondé. Le 14 janvier 1883, l'Église unitaire d'Aberdeen célébrait l'anniversaire de sa fondation. Parmi les ministres qui assistaient à la solennité, se trouvaient — outre plusieurs unitaires — un congrégationalisle et un membre de l'ÉgUse presbytérienne officielle, le Rév. Mac Donald. Après un discours du Rév. Frank Walters sur les progrès du rationalisme dans l'Eghse étabhe d'Ecosse, le ministre presbytérien prit la parole et proclama que son %tise devait beaucoup à l'unitarisme, pour avoir attiré l'attention

■ Sritish and Foreign Unitarian Association's Report for 1882.

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sur le côté pratique de la religion : « L'unitarisme, ajoutait-il, a forcé les presbytériens à se rappeler que, quelque progrès qu'ils pussent accomplir dans la direction du surnaturel, il y avait, bien plus près d'eux, quelqlie chose de plus utile, de plus intéressant et peut-être, à la longue, de plus influent que le surnaturel pour la formation des caractères, et cette chose, c'était le naturel. » — Paroles élevées et significatives, que son collègue congrégationaliste, l'ancien missionnaire Chalmers, vint encore renforcer par cette déclaration : « A mesure que les années se passent, je pense moins à la théologie et plus à la religion '. »

Cette tendance des Églises à se rapprocher d'un tarain commun devait naturellement contribuer à l'apaisement des anciennes haines sectaires et permettre aux diverses communions d'associer leurs efforts' dans les questions de prc^ès général où elles poursuivent un but identique. Les échanges de chaires ou plutôt de prédicateurs pour un dimanche déterminé, naguère limités aux ministres d'une même communion, ont désormais franchi, dans bien des cas, la frontière des sectes. C'est ainsi qu'on a vu le doyen Stanley mettre sa cathédrale de Westminster à la disposition de ministres non-conformistes et lui-même prêcher dans des élises presbytériennes d'Ecosse. Lors du Congrès tenu à Bristol, dans l'automne de 188â, par les communautés congrégation alistes, une délégation de ministres anglicans est venue rendre publiquement hommage ■ au bien que font les congrégationalistes en répandant les vérités fondamentales de la loi

' Inguirer du 27Janyier 18P3.

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