‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 140 sur 555 · I. — LES RITES FUNÉRAIRES · texte numérisé non relu

I. — LES RITES FUNÉRAIRES

Dans de précédents ouvrages, j'ai eu, bien des fois, l'occasion de faire remarquer combien, en dépit des différences de race, de pays, de climat, la nature humaine est essentiellement la même. Cette unité psychique du genre humain sera mise en lumière avec plus d'éclat encore par la présente enquête, et il ne peut en être autrement, puisque les croyances, les illusions, dites religieuses, naissent surtout durant l'époque primitive, l'enfance des civilisations. Sous de très-nombreuses différences de détail, nous devons donc nous attendre à trouver, chez les Polynésiens, des éléments mythiques très-analogues à ceux que nous avons rencontrés en Afrique. Comme le nègre, le mongoloïde de la Polynésie est animique; comme lui, il dote de vie, de sentiment, d'intelligence, d'une mentalité analogue à la sienne, tout ce qui le frappe ou Fétonne, dans le monde ambiant. A. la Nouvelle- Zélande, l'habitacle du navire et l'astrolabe, furent sans difficulté reconnus pour le dieu des blancs*. Quand les Néo- Zélandais aperçurent le vaisseau du capitaine Cook, ils n'hésitèrent pas à le prendre pour une baleine, une baleine étrange, une baleine à voiles'. A Havaï, quand le même navigateur Cook aborda pour y trouver la mort, les indigènes crurent que ses navires étaient des forêts flottantes, dont les arbres étaient dépouillés de leurs feuilles. Sans hésiter davantage, ils déclarèrent que les matelots anglais étaient des dieux, mangeant et buvant du sang (du vin) ; dans les flancs de ces dieux il y avait des trous (des poches) où ils plongeaient leurs main^. Ces personnages divins lançaient la foudre. Cook fut immédiatement reconnu pour le dieu Lono,

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