‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 166 sur 555 · DupeiTey. UUl. univ. voy, vol. XVllI · texte numérisé non relu

DupeiTey. UUl. univ. voy, vol. XVllI

Sur les champs de bataille, les prêtres présidaient aux festins anthropophagiques*. Les chefs supérieurs étaient souvent prêtres*, mais le sacerdoce était ordinairement héréditaire. A la fois médecins et sorciers, les prêtres avaient le pouvoir d'exiger au nom des dieux des victimes humaines et de prononcer le tabouy dont je parlerai bientôt.

Aux lies de la Société surtout, les prêtres constituaient une caste toute-puissante. Les premiers d'entre eux appartenaient toujours à la haute aristocratie. D'un signe, d'un mot, ils pouvaient luer qui leur déplaisait soit en le désignant pour victime, soit simplement en vouant Tindividu, qui, terriûé par cette malédiction, dépérissait et le plus souvent mourait^. Pour décourager les guerriers et briser le pouvoir d'un chef, il suffisait au prêtre de signaler un mauvais présage*. Dans un combat, si Ton avait eu auparavant le malheur de négliger quelque rite religieux, le plus léger contact d'une lance ennemie devenait mortel*.

Avec une foi si vive et un sacerdoce si puissant on ne peut manquer d'avoir un culte, des images divines et des lieux consacrés. A la Nouvelle-Zélande, tout se passait encore en cérémonies et les idoles sculptées étaient peu ou point en usage'.

Dans presque tous les autres archipels il y avait des idoles et des sortes de temples funéraires, appelés moraïs. Les unes et les autres existaient aux îles Marquises. De grandes idoles grossièrement sculptées tantôt en bois, tantôt en pierre, étaient dressées sur la plale-forine des moraïs. Pourtant Porter en vit une accroupie, à la manière d'un Bouddha. Dans cet

\. Voy. Astrolabe. (Pièces justilicatives), 514.

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