‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 167 sur 555 · Ibid. 10. vol, il · texte numérisé non relu

Ibid. 10. vol, il

5. Voy. Astrolabe. (Pièces justificatives), 377. 0. Ibid. 220, 22a.

archipel, la plate-forme du moraï était construite en pierres dures et avait à peu près la hauteur d'un homme*. Oulre ces grandes idoles, les Noukahiviens en avaient de petites, devant lesquelles ils faisaient des répétitions d'exercices religieux. Porter a vu un chef (Gattanioua), ses fils et plusieurs autres indigènes rester assis, en frappant des mains, pendant des heures devant une foule de petits dieux en bois, logés dans de pelites maisons alignées'. Aux lies Sandwich, il existait, en dehors des statues des moraïSy des idoles placées soit à Textérieur, soit à l'intérieur des cases. Chacune de ces images était (anlôt en faveur, tantôt délaissée. Dans le premier cas, on lui offrait des plumes rouges» des porcs, des chiens, qu'on laissait se putréfier devant elle, ou bien des fruits; en outre on lui battait du tambour ou on lui chantait des hymnes'.

Les images des moraïs étaient conçues comme de vrais corps artificiels, offerts aux doubles des morts, aux liiSf et ils en portaient le nom*. Les images des tiis se plaçaient de préférence aux extrémités de la plate-forme des moraïs, mais on en érigeait aussi sur le rivage. Les colossales et célèbres statues de File de Pâques, de Pilcairn, de Laïvavaï étaient simplement d'énormes tiis^.

Les moraïs avaient souvent la forme de pyramides tronquées et étaient pourvues d'un escalier sur chacune de leurs faces. Les prêtres officiaient et sacrifiaient sur la plate-forme même*. La ressemblance des moraïs avec les iéocallis mexicains est très grande et vient fortifier l'opinion qui place en Amérique au moins l'une des origines delà race polynésienne.

i. Hadiguel. Derniers sauvages^ 65. — Porter. Loc. cil. 300.

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