‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 194 sur 555 · Native Statei. I · texte numérisé non relu

Native Statei. I

4^ Charleroix. Loc. cit. VI, 74.

autres épreuves, les doubles devaient passer un fleuve, èlre tourmentés par un chien, supporter Tassant vengeur des prisonniers de guerre jadis torturés*. Aussi, comme il est bien naturel, les pauvres ombres n'entreprenaient qu'à contre-cœur cette dangereuse pérégrination. Elles s'oubliaient volontiers près de leurs anciens corps et il fallait les chasser par des cris et des coups de baguette'. Pourtant, au terme de leur route, les doubles trouvaient un séjour enchanteur, un pays où régnait un printemps éternel, où la chasse et la pêche étaient aussi faciles qu'abondantes, où tout travail était inutile et enfin où l'on pouvait goûter tous les plaisirs sensuels. Mais ce paradis était réservé aux élus, savoir : aux braves guerriers, aux habiles chasseurs, à ceux qui avaient beaucoup tué, beaucoup brûlé d'ennemis, en résumé à ceux qui avaient mérité Testime de leurs compagnons^

De même, les Comanches faisaient de la vie future le privilège des vaillants, des hardis enleveurs de chevelures ou voleurs de chevaux*. Seule, cette élite s'en allait dans le beau pays de l'au-delà, où l'on trouvait d'immenses troupeaux de bisons bien gras. LesDacotahs espéraient, que dans le séjour des ombres, ils continueraient à guerroyer contre leurs anciens ennemis^. Après la mort, les Cricks se rendaient dans un pays où le gibier foisonnait, où les denrées étaient à bon marché, où le grain mûrissait toute l'année, où jaillissaient des sources cristallines*.

Pour d'autres tribus, la terre promise d'oulre-tombe est située au midi. C'est une région de prairies, pleines d'arbres et de fleurs. Quantité de buffles et de chevreuils s'y pro-

i. Cbarlevoix. Loc. cit. 76.

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